‹ La guerre vue d'en bas et d'en hautChapitre 19 sur 94 · VOIES NORMALES · texte numérisé non relu

VOIES NORMALES

(Organisation des voies normales depuis le début de la guerre.)

Même constatation en ce qui touche les voies noi maies qu'en ce qui touche les voies de o m. 60.

Une statistique des voies normales posées nous a él remise.

Le G. O. G. l'a divisée en trois périodes.

L'une qui va d'octobre 1914 à février 1916.

La seconde consécutive à l'affaire de Verdun et l'offensive de la Somme.

La troisième qui va de juillet 1916 à octobre igiC Les totaux sont suggestifs.

Pendant les 17 mois qui vont d'octobre 1914 février 1916 il a été posé 536 kilomètres de voie, don 87 pour l'offensive de Champagne. Pendant les 4 "^oi de juin 1916 à octobre 1916, en outre de la Somme e en outre de Verdun, il en a été posé presque autant 490 kilomètres. Qu'a-t-on donc fait pendant les 17 pre miers mois ?

Quelle que soit la manière dont on reprenne le chiffres, qu'on trouvera annexés au présent rapport on en revient toujours à la même remarque que nou formulions en décembre 1915 :

« Depuis un an, nous avons vécu d'offensive ei offensive, de trimestre en trimestre, sans vue gêné raie. »

Pour s'excuser de n'avoir pas conçu le chemin de fe de Verdun aujourd'hui fait, le Ministre de la Guerre dans cette Commission même, a invoqué la pénuri» des hommes : le Gouvernement n'a pas le droit d'; croire.

Pendant les 17 premiers mois, d octobre 1914 a rrier 1Q16 il a été fait 536 kilomètres de voies fer- ^s normales, et depuis mars 1916, alors que nos ectifs sont plus réduits, alors que nous avons eu soutenir les lourdes batailles de Verdun et de la .mrnft, alors que nous avons eu des divisions terririales employées à recharger les roules a ors que us avons eu à nourrir l'expédition de Salonique, ,us avons fait 960 kilomètres, soit près du double dans : 8 derniers mois, que nous n avions J ait dans le double temps pendant les il mois précédents Cvoii-on que contrôle parlementaire et l'activité des Commis- 3ns n'y aient été pour rien ? • .«

Le Haut Commandement possède, parmi ses o faers du service des chemins de fer, d'admirables rviteurs du pays, mais ils ne peuvent travailler que lion les conceptions qu'on leur donne et avec les oyens qu'ils ont.

De trois mois en trois mois ou de six mois en X mois on a monté une affaire. Monter une affaire ! est le terme consacré. Il implique par lui-même un morcellement de notre organisation offensive geneile : il implique la conception d'une sorte de guerre

l'entreprise. , u • i ^

Ce ne sont plus des offensives partielles de brigades

u de divisions, ce sont des offensives générales par-

elles d'armées montées sur un point du front. Telles sont les conceptions passées du O. y. O.

oyons quel est le présent et quelles sont ses concep-

lons d'avenir.

SONDAGE SUR l'ORGANISATION DE NOTRE FRONT

L'étude du champ de bataille de la Somme nous ffre un étalon pour les terrains offensifs actuellement .réparés par le Haut Commandement sur le front rançais.

90 LA GUERRE VUE t»'EN BAS ET d'eN HAUT

Nous n'avons pas eu le temps de faire, sur tous fronts, l'étude minutieuse que nous comptons poi suivre ; nous n'avons eu, pour notre part, la liberté parcourir le terrain, jusqu'aux premières lignes pc en voir l'aménagement, qu'à la date du 5 septemb: il y a environ 6 semaines.

Le présent rapport, joint à celui sur les effectifs de vous nous avez chargé, a absorbé tout notre tem] Nous n'avons pu, en conséquence, étudier en dét que l'aménagement de la Trouée de Belfort et qui ques secteurs des crêtes des Vosges.

De notre étude, trois choses sont à retenir en ce q touche la Trouée de Belfort:

1^ L'organisation de ce terrain, aussi bien en 2* 3« lignes qu^en routes, chemins de fer et gares de d barquement, a commencé dans la période qui sépa les événements de Verdun du Comité secret (i).

Nous avions raison lorsqu'à cette époque, nous ( sions au Ministre de la Guerre, qui l'avouait mal, que l'attaque allemande du 20 février 1916 avait déboucl devant Belfort au lieu dedéboucher devant Verdun, el aurait trouvé la même situation;

2« La seconde constatation qui frappe, et dont ( retrouvera constamment la preuve dans le détail ( l'exposé qui suit de la situation de la Trouée de Belfor est que ce secteur est aménagé en terrain défensij . non pas en terrain d'offensive analogue à celui de Somme;

3« Cette organisation défensive elle-même ne sei achevée, avec les moyens pauvres en main-d'œuvi dont on dispose, qu'au mois de janvier, nous dit-on.

Si elle est achevée, au printemps prochain, tel qu'elle a été conçue et telle qu'elle est désirée par h exécutants actuels, il faudra nous tenir pour satisfait»!

(1) Juin 1916.

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