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PRÉPARATION DE L'OFFENSIVE DE L'AISNE

Le général Nivelle est nommé Généralissime. — Voici un nouveau généralissime : le ton change, il est moins administratif et plus imaginatif .

Toute l'histoire des relations franco-anglaises pendant cette période est fonction du plan du général Nivelle.

Plan d'offensive. — 11 ne s'agit plus d'une bataille d'usure mais d'une bataille décisive : « Il s'agit :

1^ De fixer les forces adverses;

2" De rompre le front ;

3*" De battre les disponibilités ennemies;

4° D'exploiter les résultats de cette bataille décisive. »

Voici comment il décrit à l'avance la « physionomie générale des opérations ».

(( Les forces ennemies seront fixées dans la région Avre-Bapaume et Oise-Somme par attaques francoanglaises... Une attaque brusquée sur une autre partie du front amènera la rupture. » (3i décembre, Nivelle au maréchal Douglas Haig.)

Relève au nord et au sud de la Somme des troupes françaises par les troupes anglaises. — Pour réaliser son plan, il faut au général Nivelle une masse de manœuvre de 3 armées, chacune de 3 C. A. à 3 divisions, soit 27 divisions. Pour avoir au complet ces 27 divisions, il demande donc la relève de Bouchavesne à Roye, soit 3o kilomètres. Une fois de plus la demande de relève des troupes françaises par les troupes an-

glaises n'est justifiée que par des considérations de bureaux d'opérations.

Le maréchal Douglas Haig s'y refuse. La demande du général Nivelle exigerait l'emploi de iq D. L; il ne lui en resterait plus que 8, dont 5 médiocres : a Je ne peux accepter en Tétat actuel, une situation qui enlèverait à mes armées toute capacité offensive. » (28 décembre, le maréchal Douglas Haig au général Nivelle.) Il est à remarquer que les 3o kilomètres étaient tenus par 5 à 6 D. L françaises; le maréchal Douglas Haig reconnaît ne pas pouvoir les tenir avec moins de 10 D. L, bienquela D. L anglaisesoit de 18.000 hommes et la D.L française de 12.000 hommes.

Première intervention des deux Gouvernements. — Le maréchal Douglas Haig porte la question devant le Comité de guerre anglais.

Le général Nivelle en fait autant. C'est la première fois dans l'histoire de cette guerre que les deux gouvernements interviennent.

A la demande même du général Nivelle, un ministre, M. Albert Thomas, fut chargé d'appuyer à Londres la demande du général Nivelle. Celui-ci d'ailleurs la justifie par des arguments auxquels la Commission trouvera un air de famille avec ceux que j'ai souvent développés devant elle :

« L'armée britannique, écrit le général Nivelle, tient un front qui n'atteint pas le quart du front total avec un nombre de D. L supérieur à celui que nous employons nous-mêmes pour tenir le reste du front, bien que nos D. L soient d'un effectif inférieur à celui des D. L an-. glaises. La participationque nous demandons à l'armée britannique est très inférieure à celle que nous prenons à notre compte. » (24 décembre, général Nivelle au maréchal Douglas Haig.)

Le 27 décembre 1916, le général Nivelle écrit au maréchal Douglas Haig : « La comparaison des effectifs en infanterie de nos armées respectives me fait croire

qu'une pareille extension est réalisable sans attendre l'arrivée de nouvelles D. 1. d'Angleterre. Je pense que puisque l'ennemi observe une attitude toute passive, les relèves peuvent être entreprises sans délai. »

Sur le principe, le maréchal Douglas Haig cède :sur la date, il discute.

Le i"'" janvier, le général Nivelle obtient la relève du nord de la Somme :

a) d'une division d'infanterie à partir du i5 janvier;

6) du secteur de la Somme à Berny jusqu'au i" février ;

c) au sud de Berny à une date ultérieure. Le général Nivelle n'a pas encore satisfaction : La relève anglaise se produit en majeure partie sur le secteur où, en juin, eux-mêmes avaient été relevés par les Français. Ce n'est donc qu'un retour au passé.

En revenant de Rome, Lloyd George, sur le quai de la gare, dit : « Envoyez-moi le général Nivelle. »

Le général Nivelle se rend à Londres. Ses origines à demi-anglaises, l'aisance avec laquelle il parle anglais, facilitent sa tâche. Il remet au Comité de guerre anglais la note sur la future offensive que nous citons plus loin. Il assiste à deux conférences le i5 et le i6 janvier : il emporte l'adhésion du Gouvernement anglais à cette offensive.

C'est en vain que le général Douglas Haig et le général Robertson s'opposent à l'extension du front anglais ; leurs objections, quoique reconnues « très fortes », sont écartées. Le plan d'opérations du général Nivelle est sanctionné par le War Gommittee et l'extension du front britannique est ordonnée. (Convention passée à la suite du i5 et i6 janvier 1917.)

Ainsi pour obtenir les moyens d'exécution nécessaires, le Général en Chef est obligé de négocier directement avec le Comité de guerre anglais. Grande innovation, qui marque dans l'un et l'autre pays la reprise

de l'autorité gouvernementale sur l'autorité militaire. On devine l'état d'irritation dans lequel la contrainte exercée, à la requête du Généralissime français, par le Gouvernement anglais sur le Généralissime anglais, met ce dernier.

Pénurie du matériel roulant du réseau du Nord. — Les preuves ne s en iirent pas attendre; 8 jours plus tard le maréchal Douglas Haig se plaint de la pénurie du matériel roulant affecté à son armée. Il menace, si ce matériel n'est pas augmenté, de remettre' la date de l'offensive.

Les deux G. Q. G. échangent, de bureau d'arrière à à bureau d'arrière, des lettres aigres-douces, se rejettent mutuellement la responsabilité de cet état de choses (lettre du 28 janvier du G. 0. G. français).

La situation s'aggrave suffisamment pour qu'à la requête du maréchal Haig, le Gouvernement intervienne près de M. Briand, Président du Conseil.

Le Gouvernement anglais se plaint sous la forme suivante du peu de capacité du réseau du Nord : a Tandis que le gouvernement de Sa Majesté est très sensible aux efforts faits pour donner satisfaction aux demandes croissantes des armées britanniques, il ne peut que regretter que la probabilité d un arrêt (panne) du réseau du Nord n'ait pas été reconnue plus tôt par le G. Q. G. français. »

En outre, le 17 février, le Cabinet de guerre anglais rappelle : « Si des mesures ne sont pas prises en temps utile, il ne peut garantir l'exécution du plan d'opérations si fortement recommandé par MM. Doumergue et Lacaze. »

Le mémorandum joint est de ton très impératif : il va jusqu'à proposer entre autres choses <r que des mesures soient prises pour évacuer de la zone des armées britanniques autant de civils et de réfugiés qu'il sera nécessaire pour soulager les chemins de fer des demandes excessives pour le ravitaillemnt de cette population ».

Le général Lyautey prend l'affaire en mains. M. Sartiaux, directeur du réseau du Nord, est remplacé. Le gouvernement anglais semble satisfait car il n'est plus question dans la suite delà correspondance de cet inci-

ient.

Nous ne l'avons relaté que pour préciser la nature des relations des deux Gouvernements. Les affaires sont traitées directement par les deux Gouvernements. [1 y a lieu d'en louer le Gouvernement français.

Unité de commandement. — Les deux Gouvernements ivaient décidé, à la contérence de Calais, de réaliser l'unité de commandement au profit du Général en Chef français. La subordination d'un général en chef anglais îu général en chef français n'alla pas sans difficultés.

La Commission verra par l'analyse des pièces ci-dessous combien dans la pratique cette unité de com- [nandement, même temporaire, est difficile à réaliser.

La convention ayant pour but d'assurer l'unité de commandement pendant les opérations fut signée le 27 février :

Elle prévoyait deux périodes distinctes:

a) L'une de préparation, où le gouvernement anglais s'engage à donner des instructions au Généralissime inglais pour qu'il se conforme w aux vues du général

Nivelle ».

b) L'autre période, d'opérations proprement dites, )ii le général Nivelle reçoit le droit de donner « des ordres » au maréchal Douglas Haig (i).

(1) Étant donnée l'importance de ce texte nous le donnons en întier:

« l» Attendu que l'armée française dispose d'effectifs plus considérables que l'armée britannique, le Cabinet de guerre -econhaît que la direction générale de la campagne doit appartenir au Commandant en Chef de l'armée française;

« 2° Pour la période comprise entre la signature de la présente convention et le début des opérations, le Cabinet de guerre s'engage à donner au maréchal Douglas Haig l'ordre

L'ennemi a commencé sur l'Ancre son repli. Le maréchal Douglas Haig y voit la première phase d'un mouvement plus considérable; il en déduit la probabilité d'une prochaine offensive allemande, car ajoutet-il, le moral de l'infanterie allemande « est déclinant » et pour « relever le moral d'une armée il n'y a pas de meilleure méthode que de préparer et exécuter une offensive à gros effectifs dans des circonstances favorables ». Cette offensive, le maréchal Douglas Haig la prévoit dans le secteur d'Ypres.

Cette lettre exaspère le général Nivelle. Il prévoit la dérobade; il prévoit l'argument militaire qui consiste à dire : Je suis responsable : je ne puis dégarnir mon front. Il rend compte au Gouvernement français, et sur sa demande, le Gouvernement français adressse au Gouvernement anglais la note suivante qui est la couséquence maladroite d'un commandement sur le papier.

Violent incident. — Lettre du Gk>uvernement français au Gouvernement anglais :

« Le général Nivelle vient de commmuniquer à Comité de guerre mémorandum du 2 mai adressé par le maréchal Douglas Haig à Robertson. Ce document donne lieu, de la part de Comité de guerre, aux remarques suivantes :

« Le 27 février, immédiatement après la conférence de Calais, le général Nivelle adl^essait au maréchal Douglas Haig une lettre où : /

« i°Il lui confirmait plan d'opérations et date offensive ;

de se conformer aux vues du général Nivelle, sauf le cas où il estimerait la sécurité de son armée compromise ;

«8* A partir de la date où commenceront les opérations prochaines et jusqu'au moment où elles seront terminées, il devra exécuter les ordres donnés par le général Nivelle en ce qui concerne la conduite des opérations, étant convenu qu'il sera libre de choisir les moyens;

« 4* Les opérations terminées, la convention tombe. » A. F.

(( 2° Il demandait connaissance ordres donnés à armée britannique ;

« 3° Il demandait la constitution de TE. -M. de la mission anglaise dont la création avait été décidée à la deuxième conférence de Calais.

« Six jours après, le 4 mars, le maréchal Douglas Haig répondait par lettre où il se borne à indiquer :

« i« Sa manière de voir au sujet du repli allemand de l'Ancre ;

« 2" Ses craintes hypothétiques au sujet d attaques allemandes en Flandre ;

« 3" Ses doutes sur Futilité de la mission à organiser au G. Q. G. français et sur la possibilité d'être en mesure d'attaquer à date fixée. »

A cette lettre était jointe copie de notes adressées au général Robertson pour être soumises au War Committee. De cette note il résulte :

« i« Le parti pris de ne pas accepter les décisions de la conférence de Calais ;

« 2'* La tendance toujours renouvelée à remettre en question le plan d'opérations accepté par la conférence où siégeaient les chefs des Gouvernements;

« 3° Une tendance caractéristique à ne pas prendre l'initiative des opérations, manifestée par éloges de tout ce que peuvent faire ou projeter les Allemands.

« L'esprit de ce document indique les tendances opposées à l'offensive...

« En conséquence, le maréchal Douglas Haig doit être mis en demeure de se conformer sans retard aux décisions de conférence Calais et aux instructions du général Nivelle.

« Comité de guerre insiste pour que le général Wilson soit au plus tôt désigné dans ce but.

« Au cas où le War Committee ne verrait pas possibilité de remedierauxgravesinconvenientssignales.il ne serait pas possible à Commandement en Chef d'assurer suite des opérations et le Gouvernement français ne

pourrait, à son grand regret, que constater celte situation... »

Pendant que les deux Gouvernements délibèrent et correspondent, le général Nivelle continue d'user, un peu militairement, de son autorité. Il adresse au maréchal Douglas Haig des directives : le terme est maladroit. Le maréchal Douglas Haig le reproduit avec affectation dans sa réponse. Les termes qu'il emploie, d'une éloquence inaccoutumée, dénotent un amourpropre froissé.

« Je dois, dit-il, assurer la sécurité de mes hommes ; de cette responsabilité que j'encours vis-à-vis de mon roi, de mon pays, des officiers, des hommes sous mes ordres, j'estime que rien ne peut me dégager aussi longtemps que je serai investi du Commandement des armées de Sa Majesté.

Constitution d'un E.-M. interallié autour du général Nivelle. — La crise s'aggrave. Le conflit entre les deux Généraux en Chef se fait plus aigu. La conférence de Calais avait accepté le plan du général Nivelle. Elle avait imposé au Généralissime anglais la relève des troupes françaises au sud de la Somme. Elle l'avait mis sous les ordres du Général en Chef français. Elle avait enfin arrêté la constitution d'une mission militaire anglaise près du Général en Chef français.

Celte mission correspondait à une conception de notre collègue M.Jean Hennessy: l'Etat-Majorinterallié. Il est évident que la coalition souffre de l'absence d'unité de direction dans la conduite de la guerre.

Le général Lyautey, ministre de la Guerre, aurait désiré, croyons-nous, constituer autour de lui l'Etat- Major interallié; la conférence de Calais le constitua autour du général Nivelle.

Celui-ci s'efforça d'obtenir pour la mission anglaise des pouvoirs qui eussent relégué le maréchal Douglas Haig à l'état de commandant de groupe d'armées. Le procédé consista de sa part à chercher à faire de cette

mission un organe représentant le chef d'Etat-Major Général de l'armée Impériale à Londres, le général Ro-

berlson.

En outre, il demandait à avoir connaissance « des ordres donnés dans les armées britanniques en France par le maréchal Douglas Haig pour la préparation et l'exécution du plan d'opérations ». (Projet du G. Q. G. français du 9 mars sur les pouvoirs de la mission mihtaire.)

Le maréchal Douglas Haig résiste ; on devine sous la correction compassée des télégrammes, les mtngues qui se nouent, rapides et violentes.

Est-il vrai que, comme le Gouvernement français en eut alors le soupçon, Lloyd George ait voulu se servir de notre Gouvernement pour démissionner le Général en Chef anglais?

Est-il vrai que ne se sentant pas assez de forces pour modifier son Haut Commandement, le Gouvernement britannique a cherché dans ce conflit à multiples formes, l'occasion d'entraîner le Gouvernement français lui-même dans une intrigue contre le maréchal Douglas Haig ? ...

Je ne sais, mais le Gouvernement anglais envoie jusqu'à 3 télégrammes et une longue lettre pour obtenir le 12 et le i3 mars une réunion à Londres.

Le Gouvernement français ne désire pas cette réunion, le général Nivelle la considère comme « inutile et inopportune •>. Il ne demande que « l'exécution des décisions déjà prises «.(Lettre du général Nivelle du 10 mars au Ministre delà Guerre.)

Mais par la même lettre, il insiste pour que le Gouvernement français agisse sur le Gouvernement britannique, atin que celui-ci exerce une forte pression sur le maréchal Douglas Haig.

Le maréchal Douglas Haig n'a consenti à lui livrer, sur les futures opérations, « qu'une pièce succincte : des instructions données à ses généraux d'Armée ». — « Dans ces conditions, s'écrie le général Nivelle, le

contrôle que j'exerce sur la manière dont le maréchal Douglas Haig entend continuer sa bataille n'est pas efficace. »

Il demande que le maréchal Douglas Haig « soit mis en demeure d'exécuter ses ordres dès à présent » et que «copie des ordres donnés aux armées britanniques lui soit adressée ».

Il ne suffit pas au général Nivelle d'agir sur le Gouvernement français; il tente d'agir directement sur le général Robertson, chef d'État-Major Impérial àLondres.

Le chef de la mission doit être, écrit-il, votre représentant auprès de moi. »

Celui-ci répond le i3 mars, avec bon sens, ces paroles qui sont comme l'épitaphe de l'unité de commandement tant recherchée :

« Depuis quelque temps, écrit le général RobertsoX, nous avons examiné et établi bien des conventions\ mais la chose la plus essentielle de toutes est que nous! travaiUions ensemble avec cordialité et que nous ayons les uns dans les autres une entière confiance. »

Conférence de Londres du 12 et 13 mars. — La conférence se réunit pour interpréter et appliquer les conventions de Calais du mois de février.

Une cote mal taillée intervient.

La mission militaire anglaise près du général Nivelle n'a pas l'ampleur et Tautorité qu'il aurait voulu. Elle représente non pas le général Robertson mais le maréchal Douglas Haig. Avec un plus beau titre et des officiers plus considérables, elle garde à peu près les mêmes pouvoirs.

Par contre, le maréchal Douglas Haig s'engage « à donner communication des ordres d'opérations (i) ».

(1) Le 13 mars était intervenu àLondres un accord entre le maréchal Douglas Haig et le général Nivelle pour l'application de la convention de Calais du 27 février :

1' Le Commandant en Chef français ne communiquera avec I armée britannique que par l'intervention du Commandant en

Si banale que soit la convention que l'autorité des deux Gouvernements a obligé le maréchal Douglas Haig à signer, celui-ci y ajoute le post-scriptum rageur

qui suit : ,.!.**•

« J'accepte la convention ci-dessus, étant toutefois bien entendu que je suis parfaitement décidé à appliquer raccord de Calais dans son esprit et dans sa lettre. L'armée britannique et son chef seront considérés par le général iNivelle comme des alliés et non comme des subordonnés, sauf pendant les opérations particulières qu'il a exposées à conférence Calais.

« En outre, tout en acceptant la convention relative aux attributions mission britannique, il doit ^^re entendu que ces attributions seront sujettes aux modifications dont expérience fera ressortir la nécessité. » Quinze jours auparavant les deux Gouvernements se sont solennellement réunis pour régler l'unité de commandement. Leurs arbitrages n'ont abouti, jusqu'ici, qu'à exaspérer les amours-propres des uns, les ambitions des autres. Pour mettre fin à la crise, ils se sont à nouveau réunis; ils ont obligé les Généraux en Chef à signer un nouveau protocole explicatif du premier et dans le post-scriptum le maréchal Douglas Haig, subordonne au général français, met de sa propre mam tous les éléments d'un nouveau conflit et d'une nouvelle discussion. L'unité de commandement ne peut se faire entre les alliés quelle que soit la bonne volonté commune des deux Gouvernements.

Telle est la leçon de cette courte et violente expérience.

Chef britannique de qui il recevra « communications de ses

ordres d'opérations » ; >. a r n r Kvi

2° Attributions de la mission anglaise près du O. g. ij- ovxtannique (Robertson n'y est pour rien) « comme précédemment la mission anglaise auprès du G. Q. G. français a pour but d'assurer la liaison entre le Commandant en Chef français et le Commandant en Chef britannique ». A. F.

Ce que doit être l'unité de commandement. — L'unité de commandement, dans la faible mesure où elle peut exister, ne doit pas être recherchée dans des textes ou des papiers.

Elle ne peut être que fonclion de la confiance mutuelle des deux Généraux en Chef. L unité de commandement, elle est dans la supériorité d'esprit de l'un des deux Généraux en Chef. Cessons donc de lui attribuer une valeur tout à la fois abstraite et platonique.

Le G. Q. G. pour justifier cette satisfaction de vanité n'a pas demandé à l'armée anglaise l'elTort qu'elle aurait du fournir. C'est une lourde faute à laquelle le Parlement doit mettre fin.

La santé morale et physique de l'armée française doit passeravant la satisfaction d'avoir des commandements de magnificence.

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