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CONCLUSIONS ADOPTÉES PAR LA COMMISSION DE L'ARMÉE

En conséquence nous proposons à la Commission de voter une fois de plus une résolution sur la coopération des effectifs anglais.

La Commission, considérant qu'il résulte de l'analyse des pièces, qu'avec une grande probité d'esprit le Gouvernement a mises à sa disposition :

Que pendant le commandement exercé par les gêné-

raux en chef Joffre et Nivelle, l'extension du front ar glais n'a jamais été sollicitée que pour des raison d'opérations. Que la seule différence qui existe entr Tune et l'autre période est que sous le commandemer du général Joffre, le Gouvernement a été absent de ce négociations, tandis que sous le commandement du gé néral Nivelle, il y a été activement et utilement mêlé Considérant que la longueur de la guerre, la situa tion de nos effectifs, l'état moral de l'armée font um nécessité vitale à la France de soulager l'elVort de no divisions;

Invite le Gouvernement :

1° A prendre pour base exclusive de ses négociation: le principe de la répartition équitable des effectifs;

2° A les engager de suite, de façon à ce que l'extension du front anglais soit réalisée avant l'automne poui que nous puissions rendre à la terre, pour les semailles, les bras qui nous manquent.

3" La Commission ne considère pas que le fait d'être engagés, pour les Anglais et pour les Français, dans certaines opérations, puisse empêcher les négociations de s'engager et d'aboutir à des promesses précises pour des dates ultérieures à ces opérations.

4° Elle attire à nouveau l'attention du Gouvernement sur la redoutable situation morale de l'armée française et sur les risques que courent la République et la Patrie. ^

Ces conclusions sont adoptées à l'unanimité des * membres présents.

Paris, le 30 décembre 1917.

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