V. — Conclusions générales
PRÉAMBULE
« Vingt divisions françaises, ou Tltalie fait la paix séparée ! » aurait dit, au lendemain du désastre, le général Gadorna au général Foch accouru de Paris.
La moitié, onze divisions franco-anglaises, en moins d'un mois, sont arrivées dans les plaines du Pô.
Ces transports ont été effectués en vertu d'accords militaires conclus fin 1916.
A cette date, la Commission de l'Armée, fortement préoccupée de l'état précaire de nos positions de repli et de la pénurie de notre main-d'œuvre militaire avait, à diverses reprises, invité le gouvernement de M. Briand à obtenir de notre allié italien les 100.000 pioches nécessaires à l'organisation du front français.
Ce contingent de travailleurs, le Gouvernement français d alors ne l'a pas obtenu : à peine l'a-t-il demandé.
La conférence interalliée de Rome, de janvier 1917, s'est terminée sans que le Gouvernement français ait fait effort pour obtenir des travailleurs encadrés, en contre-partie des soldats combattants qu'il avait promis.
J'en avertis la Chambre au Comité secret de janvier 1917; le président du Conseil M. Briand préconisa une politique d'effectifs où la France donnait et ne demandait rien.
La Chambre, par ses mouvements de séance, parut l'approuver.
La mise en commun des ressources en hommes ne fut ni réalisée ni même tentée.