‹ La guerre vue d'en bas et d'en hautChapitre 65 sur 94 · EXÉCUTION · texte numérisé non relu

EXÉCUTION

COMMANDEMEÎfT

L'attaque principale fut menée par la VP Armée, snéral Mangin, la V^ Armée, général Mazel, IV^ Armée, énéral Anthoine, disposées de l'ouest à l'est. La IV^ Armée était sous le commandement du généli Pétain, chef du G. A. C.

Les IV*" et V"" Armées ainsi que l'Armée d'exploitation, X® (général Duchêne) axe derrière l'armée du gé îral Mangin, étaient toutes trois sous les ordres du . A. R. (général Micheler).

Nous n'entrerons pas dans \-e détail de la conduite ï chacune de ces Armées. C'est ailaife de Commande-

ment. Nous ne présenterons à la Commission qu'un b lan d'ensemble. Mais sans entrer dans aucune discuî sion de personnes, dont la Commission doit se garde avec un soin jaloux, elle ne doit pas ignorer que de frictions, pendant la préparation comme au cours de opérations, se sont produites entre divers échelons généraux d'Armées et généraux de Groupes d'Armées et Général en Chef.

La Commission ne peut que regretter ces divisions. Le querelles entre généraux n'ont jamais appartenu au, belles périodes de V histoire militaire française.

IxNFA^TERIE

L'infanterie, de l'avis de tous les chefs, a été admi rable d'élan et d'ardeur. Au surplus, ses pertes élevées dont nous donnons le détail dans le bilan des opéra tions, en sont la preuve.

Certaines opérations lui feront grand honneur. Tellei ces passages en divers points, dans la nuit qui précédî l'attaque, de divisions entières sur des ponts jetés sui l'Aisne et leur déploiement face à l'ennemi sur l'autn rive.

Grenades. — Le matériel de grenades devrait être livrable en colis transportables à dos d'hommes à travers les boyaux. Il l'est en colis de 5o kgs. L'infanterie est obligée de les mettre en vrac' dans des sacs où souvent elles éclatent, tuant les porteurs.

Plusieurs commandants de régiments, chefs de bataillon et capitaines se sont plaints à moi de l'amorceur Mils de la grenade anglaise. Il a donné lieu à de très graves accidents. La goupille se détache dans la poche des hommes et la grenade éclate.

Un colonel du X'' Corps d'Armée évalue à 5o hommes les pertes causées dans son régiment par l'explosion de la grenade Mils.

OFFENSIVE GéNÉRALE DU l6 AVRIL I9I7 243

Partout les grenades ont manqué, les fusées également.

Une division demande 40.000 grenades pour conquérir, le 17 avril, un point d'appui important. L'Armée qui, à cette date, ne disposait plus que de 8 à 10.000 grenades, ne peut lui en donner que 3. 000. (Déclarations des officiers de Corps d'Armée.)

On change pour le jour J. les artifices et signaux éclairants, mais la veille de ce jour, à midi, ils ne sont pas là. (Déclarations du même officier) « Grenades et cartouches manquent aux hommes. » (Extrait d'un compte rendu d'une grande unité d'un autre corps.)

iMêmes déclarations du colonel commandant l'infanterie divisionnaire d'un autre corps d'attaque.

Le colonel d'un régiment, qui a emporté pourtant la seconde position, déclare : « Le lot prévu pour l'attaque, de munitions d'infanterie el de Viven-Bessière n'a pas été fourni. »

Le commandant d'un bataillon d'un autre Corps d'Armée d'attaque m'écrit : « Grenades, munitions d'infanterie et artifices, insuffisants. »

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