LE GRAND MOULIN
Des dispositions à pei> près semblables à celle du (juatrième étage existent dans le cinquième (n» 10), le second des logements; seulement, excepté l'escalier et la cheminée, la place qu'elles occupent est ditTérente. Du côté de l'ouest, on trouve une cheminée du XV' siècle qui occupe la place d'une fenêtre de la construction primitive. La cheminée est très-grande. Le manteau (n° H) est appuyé sur une suite de consoles en retrait que supporte une colonne. Dans le mur septentrional
existe d'abord une petite armoire (A) dans le genre de celles que l'on trouve dans beaucoup de constructions militaires du XIV* siècle. Plus loin, une fenêtre à linteau droit et servant de moucharaby au-dessus de la |)orte D (V. n' 1); plus loin encore, est un évier sous un arc bombé retombant sur deux tailloirs (n° 12) utilisés pour établir une étagère; plus loin, enfin, sont les latrines (n° 13). A l'est s'ouvre une petite fenêtre à linteau droit subtrilol)é. C'est la seule qui soit peicée de ce côté du moulin.
Le sixième étage (n" 14), celui des mâchicoulis, n'a rien de particulier. Les mâchicoulis sont formés par des con.soles à trois redans .sans moulures. Les angles du parapet sont abattus. Ce parapet, qui a été presque entièrement refait, est percé, en certains endroits, de meurtrières pour armes à feu. Des gargouilles rejettent l'eau dans les biefs d'amont et d'aval; l'une d'elles représente une tête très-fruste. On voit, par la disposition du chéneau, que l'ancienne toiture ne s'appuyait pas, comme celle qui existe, sur le faîte des créneaux, mais bien, comme à Roquetaillade, sur le parement intérieur du mur, ce qui était plus logicpie, plus joli et plus solide.
Si j'ai si minutieusement décrit ce moulin, c'est parce qu'il n'est pas ordinaire, je crois, d'eu rencontrer d'aussi bien conservés remontant à une époque si reculée.