‹ La guillotine en 1793: d'après des documents inédits des Archives nationalesChapitre 26 sur 40 · LES FAITS-DIVERS DE LA GUILLOTINE · texte numérisé non relu

LES FAITS-DIVERS DE LA GUILLOTINE

Tandis qu'aux frontières en danger l'épopée jacobine scandait sa marche, au chant « des braves Marseillois », triomphait à Paris l'épopée de la terrible « fille à Guillotin ♦.

Les innocentes plaisanteries de jadis se réalisaient, et plus d'un de ces joyeux amis qui s'accueillaient, en 1792, par un ironique : < A la lanterne I ♦ en guise de salut (i) avait porté sa tête sur le rouge autel où officiait l'exécuteur des arrêts criminels. Par une singulière conception du mépris de la vie humaine,

(I) Voir : Un Prussien en France en 1792. — Lettres intimes de J,'P. Reichardt, traduites et annotées par A. Laquiante (Paris, in-8, 1892).

la guillotine était entrée dans les mœurs de 4 ce peuple violent mais exorable ; excessif, mais généreux ♦, ainsi que le disait Mirabeau après le pillage de l'hôtel de Castries, au lendemain du fameux duel de M. de Lameth. Cette acceptation d'un supplice, désormais national, aucun peuple ne la témoigna plus allègrement que celui de 1793. Et cependant on voyait surgir, chaque jour, un de ces disciples de Rousseau, — on ne les comptait plus pendant la Terreur — proposant l'abolition de la peine de mort (i), suivant ainsi l'exemple donné déjà par Maximilien de Robespierre à la Constituante (2). Propositions inutiles et superflues qui choisissaient l'heure des « grandes fournées » du Tribunal Révolutionnaire ! Mais cette sensibilité à la mode s'effaçait sous l'éclat autrement i)uissanl de la grande vie orageuse de Paris.

A son entrée dans les mœurs françaises, la guillotine est baptisée aussitôt par l'argot.

Vadier l'appelle : le vasistas (3), la Convention la salue du titre pompeux du glaive des lois, mais pour le peuple c'est le rasoir national et Sanson est son barbier. Malgré ce qu'en dit Balzac — dont nous avons déjà eu l'occasion de signaler l'extrême fantaisie en matière d'histoire — la guillotine n'est pas encore V Abbaye de Monte-à-regret (4). Plus tard,

(i) «N'est-il pas établi que la Terreur était un temps d'humanité ? En effet, ne denmndatt-on pas ral>olition de la peine de mort lorsc^u'on tuait tant de monde ? » Chateaubriand, Mémoires d' outre-tombe,

(2) « Le même sentiment qui m'a porté, mais en vain, à demander à l'Assemblée Constituante, l'abolition de la peine de mort... > Opinion de Rol)espierre sur la question : Quelle peine Louis Capct, ci-devant roi des Français, a-t-il encourue ? >

(3) Mémoires de Sénar, p. 141.

(4) « En 1790, Guillotin trouve, dans l'intérêt de l'humanité, la mécanique expéditive qui résout tous les problèmes soulevés par le supplice de la peine de mort. Aussitôt les forçats, les ex-galériens, examinent cette mécanique placée sur les confins monarchiques de l'ancien système et sur les

l'argot donnera droit de cité à cette expression saisissante, mais à cette heure^de la révolution, c'est le rasoir^ c'est la petite Louison, la planche à^'assignats^ la raccourcissement patriotique^ la 'petite chatière, chère au Père Duchêne, c'est enfin la Sainte-Guillotine (i),]celle à qui on adresse des litanies glorificatrices :

Sainte Guillotine ^ protectrice des patriotes^ priez pour nous l Sainte Guillotine, effroi des aristocrates, protégez-nous l Machine aimable, ayez pitié de nous l Machine admirable, ayez pitié de nous / Sainte Guillotine, délivrez-nous des tyrans !

La lugubre et cahotante charrette où se serrent cinq ou six condamnés, suivant l'importance de la fournée, c'est le carosse aux trente-six portières^ (allusion aux ridelles), le vis-à-vis de maître Sanson,

Arrivés sur la place de l'exécution, les condamnés vont jouer à la main'^chaude, essayer la cravate à Capet^ faire la bascule, demander l'heure au vasistas, mettre la tête à la petite fenêtre, « Je vais aller faire un tour à la petite fenêtre, ♦ déclare Admirai, celui qui dans la nuit du 3 au 4 prairial (an II) tenta d'assassiner

frontières de la justice nouveHe, ils rappellent tout à coup V Abbaye de M onte-à- Regret î Ils étudient l'angle décrit par le couperet d'acier, et trouvent, pour en peindre l'action, le verbe faucher >. H. de Balzac, La Dernière Incarnation de Vautrin,

(I) On trouve dans un rapport de police sur l'esprit public, signé Perrières, à la date du 26 ventôse an II, ces mots : < Le bruit d'un nouveau complot tramé avec plus de noirceur que tous les autres contre ses jours (du peuple) et sa liberté est sans doute la cause de ces nouvelles dispositions de sa part. Oh I les coquins 1 oh 1 les scélérats 1 disait-il. qu'ils approchent, qu'ils périssent 1 On a bien raison de dire, ajoutait-il en n*gardant la guillotine, qu'il n'y a que cette s.iinte.là qui peut nous sauver. » {Archives nationales, W. 112.) Dans une lettre \ Richard, lo représentant de la Sarthe à la Convention, le comité révolutionnaire d'Angers écrit : « La sacram sanctam Guillotinam ».

CoUot d'Herbois. Mais l'expression» quijdans cette sinistre phraséologie, prévaut, c'est: ^m«^ dans le sac. Sénar, dans ses «révélations puisées dans les cartons des Comités du Salut public et de la Sûreté générale» n'hésite pas à en attribuer la paternité à Vadier. Quoi qu'il en soit, l'expression est familière à l'époque. Guffroy, l'obscur avocat du Pas-de-Calais, qui, de l'anagramme de son nom avait fait un titre de journal : le Rougiff, s'écrie dans le n^ 14, à la nouvelle d'arrestations en masse : « Allons, dame Guillotine, rasez de près tous ces ennemis de la patrie ! » Et il conlut par un véhément : i Tête au sac ! » (i)

Et les têtes vont au sac. Des guillotines de France coule le fleuve fumant du sang innocent des uns, du sang coupable des autres ; et, grisé par cette fumée de massacre, Vouland exhorte :

j^ — Allons voir célébrer la messe rouge (2) !

C'est une messe, en effet, un holocauste à la gloire de la terrible déesse de la salutaire Teneur (3).

(i) Ces apologies répétées de la guillotine sous la plume de Guffroy, devaient un jour constituer une grave accusation contre lui. Dans le compte rendu de la séance des Jacobins publié le 16 ventôse an III, par le Journal de la Montagne, no 113, on peut lire : «... il a été dit que la feuille ayant pour titre : Journal de Rougiff, n'avoit l'approbation ni d'aucun homme de goût ni d'aucun patriote ; que ce journal étoit le tombeau du bon sens ; que par conséquent, ne pouvant avoir un grand nombre d'abonnés, il falloit qu'il y eut des hommes invisibles qui fournissent les fonds pour l'impression ; que ce journal contenait des principes contre-révolutionnaires, et qu'il falloit nécessairement empêcher la circulation d'une feuille qui propageoit le modérantisme ». Cette accusation, pour le moins inattendue, fut fatale pour ce rédacteur enthousiaste de la guillotine. Les Jacobins l'exclurent de leur sein (Séance du 13 ventôse an II) tout en se promettant de le dénoncer incontinent à la Convention et au Comité de Sûreté Générale.

{2)Mémoires de Sénar, chap. XIII, p. 107.

(3) Fouché.

Le bonnet rouge, ce symbole de la Révolution qu'on accrocha aux arbres de la Liberté et dont on coiffa au portail des cathédrales les statues des saints et les Christs en croix, aux bras garnis de flots de rubans tricolores, le bonnet rouge lui-même semble céder

La Tabatière à la guillotine.

le pas à la guillotine, si j'ose dire^ Comme la vertu, comme la terreur, comme le sans-culottîsme, la guillotine est à Tordre du jour. On verra plus loin les étranges chansons et les hymnes bizarres qu'elle inspira aux poètes et aux rimeurs de l'époque.

Elle monta sur les planches avec un vaudeville d'un gaieté facile à imaginer : la Guillotine d'amour (i) ;

(i) Voir Journal des Spectacles, juillet 1793.

elle orna des assiettes (i),'des tabatières, des tasses (2), des cachets (3). Le redoutable instrument mêlé ainsi à la vie quotidienne, familiarisait avec Tidée^de la mort. On ne s'en écartait pas avec l'horreur dont, autrefois, on se détournait du gibet de Montfaucon ou de la roue de la place de Grève. T '.H

Aux mains des enfants elle devenait le jouetTiabitucl et le docteur Max Billiard a pu écrire^ (4) : « Le vent de folie qui passait sur la France avait altéré à ce point le sens moral, qu'on accoutumait les enfants à jouer à l'échafaud ; on vendait de petites guillotines, comme aujourd'hui « des petits soldats » ; et l'on pouvait voir, comme l'après-midi, sous les ombrages des Champs-Elysées, à quelques pas de l'échafaud dressé sur l'emplacement actuel de l'obélisque des Pharaons (5), l'on pouvait voir, disons-nous, les papas, les mamans et leurs bébés, s'esclaffer de rire à la parade de Polichinelle, où la scène traditionnelle de la potence était remplacée par celle de la guillotine (6)».

Ce n'est pas une absence de sens moral dans «le temps où les guillotines immolaient des milliers de

(i) Gustave Gouellain, l'Assiette dite à la Guillotine, Paris, in-8o. 1872.

(2) Les collections du Musée Carnavalet coaticnncut une de ces tasses d'un coloris charmant, représentant dans un large médaillon l'exécution de Marie-Antoinette. Le même musée possède une assiette où est figuré le supplice du Roi.

(3) 4 Gatteati.,, avait pour cachet une guillotine, ilont l'empreinjte est encore sur la cire qui scellait une de ses lettres. Ce Gatteau était employé dans les subsistances militaires ». Rapport fait au nom de la commission chargée de l'examen des papiers trouvés chez Robespierre et ses complices, par E. B. Courtois. (A Paris de l'imprimerie nationale des Lois, nivôse, an III de la République), p. 22.

(4) Dr Max Billiard, Les tombeaux des rois sous la Terreur (1907).

(5) L'emplacement réel de la guillotine fut entre les chevaux de Marly; voir à cet égard les estampes de l'époque,

(6) Voir Charles Nodier : Souvenirs de la Révolution^

victimes (i), » mais une manière d'indifférence caractéristique, la même qui ne souleva pas une seule fois la foule en faveur des condamnés, au passage des longues théories de charrettes en marche vers la barrière du Trône-Renversé ou la place de la Révolution.

Sous la menace du triangle égalitaire, toutes les têtes étaient inclinées et la proposition des Révolutions de Paris (2), demandant d'inscrire sur la guillotine les deux vers classiques :

Et la garde qui veille aux barrières du Louvre N'en défend point nos rois,

se réalisa à l'apogée de la Terreur.

Cette guillotine, que le n^ 7 du Rougiff demandait «en permanence dans toute la Républiques, constituait le plus sûr des épouvantails et on peut, sans crainte, affirmer que ce fut cette vision de cauchemar qui tua Vicq d'Azyr (3) et le faisait délirer en proie aux affres de l'agonie (4). A son aspect, le 20 juin, lors de l'envahissement des Tuileries par le peuple, Marie- Antoinette avait failli s'évanouir (5). Plus tard, rendue forte par le malheur, elle affrontera avec calme le glaive vengeur, et, sortant de la Concier-

(i) Discours de Duinolard au Conseil des Cinq Cents, séance du 13 fructidor, présidence de Siméon, L'Historien, n® 650, 15 fructidor, an V ; p. 217.

{2) Les Révolutions de Paris, no 146 (du 21 au 28 avril 1792)» p. 177.

(3) Ancien premier médecin de Marie- Antoinette.

(4) LÉMONTEY, Eloge historique de Vicq d*Azyr (Séance publique de l'Académie Française, 25 août 1825).

(5 ) « Les hommes, les femmes, les piques et les couteaux, les cris et les injures, tout se rue contre la Reine. De ces cannibales, l'un lui montre une poignée de verges avec l'écriteau : < Pour Marie- Antoinette 1 1, l'autre lui présente une guillotine, l'autre une potence et une poupée de femme... » E. et J. de Concourt, Histoire de Marie-AntoineUe,

gerie, elle donnera sur le tréteau dressé face aux Tuileries, l'émouvant exemple de la majesté royale tenant tête à son désastre.

La guillotine eut ses courtisans, son culte ; elle eut» aussi incroyable que la chose puisse paraître, ses journalistes. Parmi les cris des camelots de l'époque, les titres se hurlaient par les rues, quelques heures après les séances du Tribunal Révolutionnaire:

— V'ià du nouveau donné tout à l'heure ! V'ià mon reste à deux liards (i) ! Arrêt de la Commune !

Don patriotique ! La liste des gagnants à la loterie de la Sainte- Guillotine (2)!

Et maintenant, imaginez dans une mansarde, dans une triste chambre de garni, des amis, des parents de ceux qui ont été jugés dans la journée. A l'horrible titre clamé dans la rue, ils descendent, craintifs, tendent la pièce de cuivre au vendeur et, haletants, le cœur battant à coups précipités, regagnent leur refuge. Là, le rugueux papier à l'encre encore humide est déplié. Des yeux brouillés de larmes se dardent sur les lignes inégales, cherchent les noms, les noms de la fournée de ce soir ou de l'aube de demain... Et quelquefois, souvent, ce nom est là, perdu parmi dix, vingt, trente autres, et ce nom est celui d'un mort, ami ou parent. Tragique époque où ces feuilles légères venaient, comme une brutale et populacière lettre de deuil, frapper en plein cœur ceux-là qui attendaient, espéraient encore! Dans l'instant où nous

(i) Lettres bougrement patriotiques, n^ 39, par Lemaire. Il en parut 400 numéros.

(2) Déjeuner du mardi ou la vérité à bon marché. Ce journal Attait rédigé par Mirabeau le jeune; il en parut 7 numéros (i 791).

écrivons, quelques-unes d'entre elles^sont là, en liasse, devant nous, froissées, marquées aux coins de l'empreinte grasse et, noire des pouces anonymes qui les brandirent. De "ces feuilles funèbres, maculées, jaunies, aux longues listes inexorables, se dégage en cette heure la vision des cortèges en marche vers les lieux d'exécution. A travers ces noms imprimés en caractères maladroits, heurtés, usés, nous imaginons les visages déjà marqués par la pâleur et l'angoisse de la mort. Ce sont des femmes, des mères, des amantes. Ce sont de jeunes hommes, des généraux, des fermiers de l'ancien régime. Ce sont des Français enfin... Ah I la triste et lugubre liasse ! Saurons-nous jamais les yeux qui ont pleuré là-dessus, les mains tremblantes qui la froissèrent, les chambres désolées où elle apporta la tragique nouvelle de toutes ces morts additionnées en la longue et 'interminable liste des «gagnants » à l'horrible loterie ?

' Il est bon de noter cependant, ici, l'espèce de dégoût et d'indignation qui soulevait quelques cœurs, et dont un rapport de police oublié nous apporte aujourd'hui, après plus de cent ans, le consolant écho. C'est l'inspecteur de l'esprit public, Latour- Lamontagne, que plusieurs fois déjà nous avons cité, qui, à la date du 2 ventôse an II, note la chose. « On s'indigne toujours, dit-il, d'entendre crier partout avec une espèce d'affectation la liste des guillotinés. On ne peut prêter que des intentions contrerévolutionnaires à ceux qui ont publié cet ouvrage. Il n'y a point de milieu, ou c'est une liste de proscription et d'infamie pour les familles des suppliciés, ou on cherche à rendre le tribunal odieux à la France entière ; cette dernière conjecture est d'autant plus vraisemblable, que si l'éditeur eût eu des intentions patriotiques, il n'eût pas manqué de joindre à la liste des condamnés la liste plus nombreuse encore et bien plus consolante de tous ceux que le tribunal a

acquittés. On demande de toutes parts la suppression de cette espèce de libelle, on voudrait même que son auteur fût poursuivi (i), à moins qu'un patriotisme bien connu ne justifiât de ses bonnes intentions (2) ». Mais voici une autre feuille. Son frontispice, qui représente des cadavres de « tyrans ♦, de gens de cour, de généraux, d'évêques, entassés à côté d'un panier regorgeant de têtes coupées, est accompagné de deux vers significatifs :

Ces monstres en morceaux, par puissance divine. Annoncent les travaux de Dame Guillotine.

C'est le Compte rendu aux Sans-culottes de la République française par très haute, très puissante et très expiditive dame Guillotine, dame du Carrousel, de la place de la Révolution, et de la Grève et autres lieux, contenant les noms, prénoms, qualités de ceux et celles à qui elle a accordé des passeports pour Vautre monde ; le lieu de leur naissance, leur âge, le jour de leur jugement, depuis son établissement au mois de juillet 1792, jusquà ce jour, rédigé et présenté aux amis de ses prouesses par le citoyen Tisset, rue de la Barritlerie (3), coopérateur du succès de la République Française (4).

Le titre était long, mais les tricoteuses le retenaient aisément. Malgré ces gages donnés « à très expéditive

(i) Le vœu de Latour-Lamontagne devait être exaucé. Un des auteurs de ces listes, Tisset, dont nous allons avoir l'occasion de parler, fut poursuivi, condamné, et son patriotisme dut sans doute paraître ou peu connu ou insuffisant, car il fut guillotiné et son nom s'ajouta à la liste de son confrère et concurrent.

(2) Archives nationales. Série W, carton 112.

(3) L'actuel boulevard du Palais. Tisset avait jugé nécessaire la proximité de son officine avec le Tribunal Révolutionnaire.

(4) De l'imprimerie du Calculateur patriote — Au corps sans tête — Paris, an IL

LA ÛUILLÛTINÛ EN 1793 2:}I

Dame Guillotine» le citoyen Tisset n'en reçut pas moins d'elle ses «passeports pour l'autre monde». Avec lui disparut le sanglant Compte rendu. Son concurrent — cet homme au sinistre métier avait un concurrent ! — resta le seul à renseigner le public sur les travaux de la fille à Guillotin. C'était un sieur Dulac qui publiait la feuille fameuse : Le Glaive vengeur de la République Française ou Galerie révolutionnaire^ par un ami de la Révolution, des mœurs et de la justice ; à Paris, chez Galetti, imprimeur aux Jacobins Saint'Honoré,

Lui aussi donnait les noms, âge, qualité, crimes et dernières paroles de tous les ♦ grands conspirateurs et traîtres à la patrie dont la tête est tombée sous le glaive national ». Enfin, pour compléter cette brève revue rétrospt^ctive de la presse sanglante d'autrefois, mentionnons, pour mémoire, la feuille in-folio simple qui parut le !•'• mars 1848 avec ce titre :

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