‹ La guillotine en 1793: d'après des documents inédits des Archives nationalesChapitre 29 sur 40 · LES PLAISIRS PARMI LA MORT · texte numérisé non relu

LES PLAISIRS PARMI LA MORT

Sur le méiiris — ou-la stupeur — de la mort, s'épanouit en 93 la large fleur vénéneuse des plaisirs faciles. Jamais la mort et Famour ne furent davantage frères que dans la grande crise secouant, galvanisant la vieille société française. Cet amour s'est habitué aux bruits vociférants de l'émeute ; il a souri à la prise de la Bastille, il a souri encore au lendemain de la débâcle de Thermidor. L'estampe populaire qui nous montre VAtnour sans culotte, dédaigneux du carquois aux perfides flèches, harnaché du baudrier sur sa nudité rose et joufflue, armé du fusil et coiffé du bicorne du garde national ; cette estampe-là est symbolique. Symbolique aussi cet assignat du domaine de l'Amour qui, dans la guirlande qui l'entoure, s'orne de devises galantes qui s'essaient à imiter les devises terribles des vrais assignats: L* Amour punifde mort V indifférence — Domaines de l* Amour — V amour récompense la fidélité — Vingt-cinq baisers —

Puis c'est en caractères rococos :

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