SANSON EN
avec deux dés à jouer, de sorte que tout cela était rempli du sang du tyran, pour le conserver en mémoire de son jugement. »
Huit jours après, Charles-Henri Sanson adressait aux journaux une réclamation au sujet des divers bruits qui couraient la ville touchant sa conduite lors de l'exécution du roi, et le Thermomètre du Jour * insérait la note suivante :
« Les boutons, les lambeaux de l'habit, de la chemise de Louis Gapet, ses cheveux ont été recueillis et vendus très chèrement aux amateurs. L'exécuteur Sanson, accusé d'avoir participé à ce commerce d'un nouveau genre, vient d'écrire aux journalistes pour se disculper à cet égard ; voici ses expressions : « J'apprends dans le moment qu'il court le bruit que je vends ou fais vendre les cheveux de Louis Capet. S'il en a été vendu, ce commerce infâme ne peut avoir eu lieu que par des fripons : la vérité est que je n'ai pas souffert que personne de chez moi en emportât ou en prît le plus léger vestige. »
& M'xuéro du 29 janvier 1793.