L'Académie Impériale de Musique, par Castil-Elaze
Dans cette année 1779, il était fait un buste de Mlle Guimard, qui nous donne le portrait de l'illustre danseuse, à l'âge de trente-cinq ans, en la réalité de sa ressemblance : un buste en marbre, signé : Merchi, F., 1779 \
M1Ie Guimard a un front bombé, des yeux grandement fendus, dont les coins sont un rien retroussés, un petit nez à la courbure aquiline, aux narines du plus délicat dessin, et largement respirantes, une bouche aux lèvres minces, minces, mais avec le gracieux et ressautant contour d'un arc, un menton charnu terminé par un méplat sensuel. C'est un visage ciselé, dont la finesse de l'arête du profil ne se voit tout à fait bien que dans la glace, où il est reflété par derrière; c'est une toute mignonne figure, à l'ovale un peu court, et que fait pa-