HALLE
Dit Mercier
« Peintre et modeleur, successeur du S. Bigxox Md, fabricant de casques et de masques des Menus
Plaisirs du Roi, de l'Opéra et des autres spectacles, tient toutes sortes de casques grecs et romains et dans tous les genres et autres accessoires pour le théâtre, comme cabochons de toute forme et de toute grandeur pour faire des coiffures. Frontons de Diable pour Furies, Mascarons deLijon, épaulettes, caducées, marotes, carquois d amours et de sauvages. Flambeaux d amour et de furies. Serpens de toute grosseur. Têtes d animaux en tout genre pour les pantomimes, Boucliers de toute forme et trophées et tout ce qui peut servir aux spectacles. De plus, entreprend le décor en carton pour le théâtre, appartements et boudoirs, comme figures, chapiteaux, corniches, cariatides et autres. Von trouve dans son magasin toutes sortes de masques fins de Venise de la première qualité, tant doublés en soie qu'en batiste pour les bals, toutes sortes de masques pour le théâtre. Masques de velours pour les traîneaux, pour les chimistes, pour poudrer dun nouveau goût, ainsi que des masques communs à différents prix. Fait des envois en province.
« Rue de V arbre-Sec, 19, au troisième.
« Paris. »
En ces années des débuts de la Guimard à l'Opéra, les rapports de police nous renseignent sur la continuation des amours passagères et vénales de la danseuse.
En septembre 1763, elle est quittée par le comte de Boutourlin, ambassadeur de Russie en Espagne, qui pendant un séjour à Paris, après avoir vécu quelque temps avec elle, l'abandonne complètement pour la demoiselle Lafond, de la Comédie italienne. Mais presque aussitôt, elle est reprise par le comte de Rochefort, qui après avoir payé les dettes de la petite Colette des Italiens, se met avec MUe Guimard, en débutant par le don d'une paire de boucles d'oreilles et d'un collier de diamants du plus grand prix1.