De l'organisation des spectacles de Paris
devenait, parce que les autres danseuses, à l'exemple de MUo Guimard, exigeaient des habits et des renouvellements fort chers. Et quand le directeur s'y refusait, il arrivait ce qui arriva un jour à MUe Cécile, ne trouvant pas son costume aussi galant que celui de Mlle Guimard : elle refusa de danser, et se fit envoyer au Forl'Évêque1.
Puis, il y avait quelque chose de plus grave dans ces relations journalières de la Guimard avec les tailleurs, et dans les complaisances qu'elle trouvait naturellement chez eux, ces relations assuraient aux tailleurs une protection, passionnée, aveugle, et prête à entrer à leur sujet, en conflit avec la direction. C'est ainsi qu'à la fin du mois d'avril 1781, Guimard et Heinel prennent parti, pour le vieux Delaistre, « entretiennent l'humeur du personnage », l'encouragent dans ses prétentions, le confirment dans l'idée qu'il n'est pas assez récompensé par une pension de 1 000 livres, et son fils pas assez rémunéré par un traitement de 1 200 livres, l'encouragent dans le cas, où l'on n'accéderait pas à ces exigences, à quitter l'Opéra, contrairement à l'opinion du sage et raisonnable Bocquet2, et