Mémoires secrets, vol. XIV
Donc, en novembre 1779, la Guimard faisait sa rentrée dans le ballet de Mirza et Lindor, un ballet ou plutôt une pantomime dansante, où au second acte, un duel mimé avec les positions, les attitudes, les voltes d'une passe d'armes, mettait chez le jeune Yestrallard et Nivelon1, les grâces d'une chorégraphie spadassine. Le ballet, où la Guimard se montrait plus actrice que danseuse, n'avait qu'un très médiocre succès, et amenait une rupture éclatante entre Noverre et la Guimard, rendant Noverre responponsable de la chute du ballet de Gardel.
Et voici, dans un mémoire de Noverre, adressé à M. de la Ferté, les raisons qui auraient engagé Mlle Guimard « à devenir malhonnête, extravagante, et même ridicule » . Noverre dit