Mémoires secrets, vol. XIII
2. lï Académie Impériale de Musique, par Castil-Blaze, vol. I.
c'était le personnage le plus propre à cette direction par son sang-froid unique, son insensibilité et sa justice même envers les talents contre lesquels il était obligé de sévir.
Alors, il y eut un retour de la cour en faveur de de Vismes et, le 21 février 1779, la Reine honorait le vendredi de sa présence à l'Opéra en compagnie de Madame et de la comtesse d'Artois. Une représentation, où il y avait dans le parterre deux partis, l'un pour huer, l'autre pour applaudir la Guimard qui, manquant à son serment, avaitbien voulu condescendre à danser : représentation très commentée, où la Reine, dont les bontés pour la danseuse étaient connues et qui l'encourageait volontiers de ses applaudissements, n'avait point battu des mains, et l'on pensait que Compain, maintenant tout à fait content de la direction de son protégé, avait voulu par ce blâme de la souveraine punir l'actrice1.
Enfin, après bien des pourparlers et des tergiversations du ministère, de Vismes était maintenu comme directeur général de l'Opéra sous l'inspection de la Ville. Mais les mécontents continuaient à se répandre en récriminations, plus vives tous les jours, sur le despotisme du sieur de Vismes, sur son ingratitude envers