LXXI I
Au fond, le mari que s'était choisi Mlle Guimard sous le coup de la cinquantaine, était uni gai optimiste, un philosophe couleur de rôsel ainsi qu'il se dénomme quelque part, un joyeux! qui se consolait des malheurs de sa patrie et dei ses infortunes particulières par la fabrication dej fions- fions sur l'événement douloureux.
Il trouve que Tannée 1794 est une année faite! pour chanter le soir, au dessert, et le voici qui! cette année-là, fonde les Dîners du Vaudeville,
En 1795, la dégringolade des assignats le forc< à vendre une partie de ses livres, et c'est pou] lui l'occasion de lancer la chanson : Ma Bibliôl thèque ou le Cauchemar.
Vers le môme temps, le manque à peu près d*
tout, même de la pudeur chez la femme, lui fait faire la jolie chanson :
Grâce à la mode, Un' chemis' suffit, Un' chemis' suffit, Ah ! que c'est commode.
Un' chemis' suffit, C'est tout profit.
Car dans son genre il n'est pas sans talent, ce Jean-Étienne Despréaux. C'est un précurseur de Béranger, de Déranger qui, ma foi, a pris au danseur-chansonnier sa philosophie d'Anacréon, avec un peu du tour de ses vers.
Que le lecteur en juge par lui-môme.