‹ La guirlande à l'épousée, poèmeChapitre 23 sur 80 · LYCHNIS · texte numérisé non relu

LYCHNIS

— Psyché...

— Plus qu'ilne faut pour éclairer

Elle se penche sur la rampe ;

Les doigts blancs élèvent la lampe ;

Je m'enhardis à l'attirer Contre moi, et le cher cœur frôle Mon cœur, et ma main sur l'épaule.

S'ose, peureux oiseau, poser.

Et sur la bouche qui m'accueille,

Ma bouche, et tout mon être cueille

La fleur terrible d'un baiser.

Immensité d'une seconde, Et SI cuisante et si profonde.

Que SI son extase durait,

A perdre souffle en son haleine.

Encore une seconde à peine.

Il me semble que je mourrais.

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