DICT DU CHEVALIER QUI SE SOUVIENT
— Percé de sa lance.
Mon cœur mal recousu entre en convalescence Tremblant des récentes souffrances,
Perclus de dolence.
Il ne peut croire à son bonheur ; Mais grâce à toi, petite sœur, A l'effluve émané de toi, Il sent dissoudre ses langueurs :
Parfums de nos adolescences, Volez en chœur, entourez-moi, Volez à moi 1
Et volez à moi, souvenances Et coirs d'an tan, trames de fleurs :
Mon cœur entre en convalescence Et voit dissoudre ses douleurs :
Volez, mon cœur !
Parfums de nos adolescences, Versez confiance à ce cœur Qui écoutait avec terreur Ses battements dans le silence !