PANTOUM
— ... D étoile en étoile... et je danse...
— lo Pœan, Pœan ! aux palmes f appelle. Ecoute, V entends-tu, la vierge au vol dansant ? Elle te frôle, elle te cherche, elle descend, Suspendue à ses bondissantes ailes !...
— La Musique, c'est la Poésie, qui sous elle repliant la parole titubante, déploie ses ailes toutes ;
Replie toutes béquilles charnelles, par la terre animale alourdies, et par l'animalité humaine, et déploie ses ailes divines, et selon des algèbres nouvelles s'élève, et s'envole par delà les choses limitées...
— ... Et nous tous alors que portent des ailes. Un branle universel nous enlève à l'instant ; Nous bandons l'aile en chœur et partons en chantant.
Et nous revoilà, ardents et fidèles !...
— ... Et elle s'élève, et vole et tourne ! dans le vertige ondule avec sérénité, sans souvenir d'espace ni de temps ;
Musique, c'est la sensualité même, exaspérée jusqu'au lispersement de toutes chaînes sensuelles...
— ... Que clameurs, que fumées, s'écrasent donc vers nous : Rions, frères, rions : ripostons sans courroux.
Et, pour anéantir la ténèbre en ses toiles...
— ... Par elle, ma bien-aimée, nous anéantirons-nous dans in unisson de tendresse ;
Et par elle je te veux posséder et que toi me possèdes : plus ntimement que par les effusions profondes de l'esprit et de a chair...
— ... Secouons en chœur les ailes de feu Gonflées des futurs, et par un beau jeu.
Nous en ferons descendre une neige d'étoiles !
— ... Te posséder je veux et que toi me possèdes, par la ommunion dans quelque calice inventé par la divine voltieuse :
— ... /o Pœan, Pœan ! aux palmes t'appelle. Ecoute, r entends-tu, la vierge au Vol dansant ?...
— ... Musique, c'est la Poésie épanouissant toutes ses iles,
— ... Elle, la Voyageuse ailée au vol dansant, . . Nous appelle, t'appelle, et passe en frémissant ! . .