‹ La guirlande à l'épousée, poèmeChapitre 43 sur 80 · A VILLE AUPRES DU BOIS DORMANT · texte numérisé non relu

A VILLE AUPRES DU BOIS DORMANT

— Lunéville toute en dentelles.

Somnole en ton somme éternel; De tes cloches perpétuelles Vainement palpitent les ailes :

Leur battement sans fin t'appelle Sans t'éveiller de tes dentelles.

Lunéville, ville nulle, Quand tes cloches tinnabulent Avec les VOIX effacées De vieillardes somnambules Le glas des gloires passées,

Je m'écoute les entendre ; Un engourdissement tendre Ensommeillé ma pensée :

Plus rien ne sais-je qu'étendre Au lit la pauvre harassée.

Ou sinon je déambule Sans but ni fin, lente bulle,

Eau sur la vitre chassée, Rêvant de cédule, bulle, Lettre de la fiancée,

Lunéville, ville nulle.

Quand tes cloches tinnabulent

Vos glas, ô gloires passées,

Avec les voix effacées

De vieilles fées somnambules.

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