‹ La guirlande à l'épousée, poèmeChapitre 48 sur 80 · RONDEL FLEURI · texte numérisé non relu

RONDEL FLEURI

— Rossignol prend sa volée Au palais d'amour s'en va...

— Tel l'héroïque oiseau vagabond et fidèle Regagne, aile hâtée, et son ciel et son nid, Ainsi moi vers toi qui appelle.

Je m'empresse, obscure hirondelle.

D'un vol encor frêle et transi :

Plus ne fut joie en mon cœur, Morte l'heure où je te vis ; Il me semble que je vis

Dans un cauchemar moqueur :

Non, plus de joie !

Viens donc, vienne, ô jour vainqueur Où sur triomphal avis Pour nous s'ouvriront parvis, Nef et sanctuaire et chœur :

Qu'à ce seul penser, mon cœur

A plus de joie !

Et lui, c'est le vaisseau qui sans fin appareille Et jamais ne sut naviguer, Mais le tien est la nef vermeille Qui le va gaiement entraîner Jusqu'à la rive des merveilles.

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