‹ La guirlande à l'épousée, poèmeChapitre 52 sur 80 · LENDEMAIN · texte numérisé non relu

LENDEMAIN

— Réveille z-vous, belle endormie.

— L'aube nous aura ressuscites, ce sera le réveil voluptueusement harassé ; l'eau allègrement fustige nos chairs ensommeillées ; un peignoir aérien auréole ta jeunesse, et ta grâce se développe dans la conque d'un fauteuil profond ;

Ton torse se renverse, et ta tête mignonne : une cascade de soleil se déroule, ô merveille ! ma mam atteint le peigne du supplice, et l'immerge lentement ; |

Le double fruit laiteux émerge des tissus, aspiré vers cette autre caresse, et décharge vers moi ses effluves amoureux ;

Les dents tendres creusent les vagues lourdes, en soutirent l'électricité ;

Elle vacille, la main qui prolonge le paradisiaque supplice ; l'autre glisse de ton épaule aux élasticités du col, sous les velours de la joue ;

Prêts pour la cueille, ta poitrine et ton ventre s'émeuvent, autres fruits, autres vagues, et tes membres s'étirent ;

Tes deux bras crispés aux deux bras du fauteuil, s'en

arrachent, tentacules blancs, attirent vers ta bouche mou visage obéissant ;

Et nos lèvres s'aspirent, ton vêtement se dissipe ; et muettement se soucient toutes nos chairs,

0 mon épouse bien -aimée, ô ma femme, ô la mère des enfants que je t'ai gardés !

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