‹ La guirlande à l'épousée, poèmeChapitre 60 sur 80 · CLAIR DE LUNE QUAND LE CLOCHER SONNAIT DOUZE · texte numérisé non relu

CLAIR DE LUNE QUAND LE CLOCHER SONNAIT DOUZE

— Et l'ombre de la lampe Qui le long du mur rampe.

— Nous campons dans une demeure étrange,

Une demeure impossible ! où les nuits

Sont au pouvoir de fantastiques bruits.

Une âme y hante, mnombrable, un mélange,

Un grouillement d'âmes, ces soirs d'été.

Nous ne nous sentons là jamais en solitude :

C'est des heurts dans le mur, des pas, un œil qui luit,

La lampe qui s'effare, et des voix chuchotées ;

Notre hôte familier a nom l'Inquiétude...

Des puces nous remembrent la réalité.

— Une robe de ma mère Fait la courtine du lit ;

— Elle sera la brassière De notre premier petit ;

— Elle sera le suaire Oii nous serons réunis.

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