‹ La guirlande à l'épousée, poèmeChapitre 68 sur 80 · VERTIGE · texte numérisé non relu

VERTIGE

— Vole, mon cœur Vole !

— Quand je contemple notre chambre, Temple et nid, haillon et paillon.

Je me crois voir un papillon, Papillon frileux de décembre.

Ensorcelé par ton rayon.

Le myope ailé, fou timide, Vers la dévorante clarté, Castel de cristal enchanté, 0 lanterne, se rue, avide D'amour, de flamme et de beauté.

Son aile grésille, il tournoie.

Du brasier roule au noir cristal.

Sa tête fêle, un heurt final Du prisme aveugle le renvoie Au destin aveugle et fatal,

Ainsi moi frissonnant poète Gravite autour de ta clarté :

Sans savoir quel destin nous guette.

Je vais à ma fatalité.

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