‹ La guirlande à l'épousée, poèmeChapitre 69 sur 80 · LA GLOIRE · texte numérisé non relu

LA GLOIRE

-Seins de la maternelle et nuptiale extase. Gonflés du riche lait qui monte et qui descend.

— La plénitude de tes seins

Me ravit en béatitude :

Uun et l'autre dans mes deux mains.

Les angéliques assassins !

0 pointes raides, fines, rudes,

0 piments à goût de raisins,

0 plénitude de tes seins !

La plénitude de tes seins

M^est telle quune source vive.

Je meurs d'émoi sur leurs tétins,

0 plénitude de tes seins.

Et m'y vois mourir et revivre.

Raisins, piments, source d'eau vive,

0 plénitude de tes seins !

(*) Les pièces marquées d'une * et imprimées en italiques ont paru en 1920, aux Éditions Gallus sous le titre : La Prière de 40 heures.

Mon sang, mon cœur, bondit soudain

Vers le sang, le lait qui les gonfle.

Et, voici, r arrête soudain

Ton ventre rose qui se gonfle :

0 notre œuvre, ô notre triomphe,

Espoir auguste de demain,

0 plénitude de tes seins

Et de ton ventre qui se gonfle !

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