‹ La guirlande de JulieChapitre 82 sur 90 · SUR LES · texte numérisé non relu

SUR LES

î. — Dans l'original, tous les vers, de quelque nombre de syllabes qu'ils soient, commencent à égale distance de la marge, — Nous ne poussons pas le scrupule jusqu'à reproduire dans notre édition cet arrangement disgracieux, tout au plus admissible dans un manuscrit.

Zéphire à Julie est le seul madrigal du marquis de Montausier qui ne soit pas signé dans l'original.

2. — La Couronne Impériale, de Chapelain, fut regardée, à l'hôtel de Rambouillet, comme l'un des plus beaux madrigaux de la Guirlande. — Julie professait la plus grande admiration pour le roi de Suède, Gustave-Adolphe, tué à la bataille de Lutzen, qu'il gagna, Chapelain suppose que ce héros ayant voulu conquérir une couronne impériale pour l'offrir à son admiratrice, fut métamorphosé en la fleur à laquelle cet événement fît donner le nom de Couronne Impériale.

Voiture, dans ses Lettres, nomme Chapelain père de \zPucelle et ouvrier de la Couronne Impériale, et ce madrigal, alors si fameux, fut inséré dans le Huétiana 'page io5, chap. XLIV)

Huet, le vénérable évéque d'Avranches, bien qu'un des plus violents défenseurs de Chapelain , lors de l'apparition de la Pucelle, fait remarquer avec justesse le contre sens des vers suivants :

<c Du rivage inconnu de l'aspre Corélie, Où la mer sous la glace est toute ensevelie. Le flambeau de l'Amour mes voiles conduisant. Je vins pour rendre hommage à l'auguste Julie. »

Comment, s'écrie le prélat, des vaisseaux pouvaient-ils avancer sur une mer toute ensevelie sous la glace?

L'honnête Chapelain, pour se justifier, eût peut-être répondu que le « flambeau de l'Amour, qui conduisait les voiles de Gustave-Adolphe, était assez incandescent pour fondre toute la glace de l'asp; : Corélie ! w

Le Recueil de Conrart in-f°, Belles-Lettres 145, bibl. de l'Arsenal), page 1087, donne ce madrigal avec le sous-titre : A la Princesse Julie. L'orthographe de ce manuscrit est de beaucoup plus surannée que celle de l'original.

3. — Au second vers de ce madrigal, le mot treuve, qui est écrit ainsi que nous le donnons, dans le texte original et dans la copie de Maurepas, subit la variante de trouve dans les éditions Nodier^ Didot. et dans les œuvres de Scudéry, qui portent :

« Je me trouve sans effroy. »

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