Les derniers vers de la Rose, de M. de Montausier
se trouvent très-maltraités dans le recueil de Sercy, qui termine ainsi ce madrigal :
« Mais beauté que le monde adore,
« J'estime celuy de régner dans l'empire de Flore.
Il faut attribuer à une faute d'impression ce non-sens et ce vers faux.
6. — Le même Recueil de Sercy fait débuter ainsi la Seconde Rose, de M. Colletet :
« Quoyque la fable nous raconte Jamais la Roy ne d'Aniaronte, » etc.
7. — La version manuscrite de Conrart donne ces légères variantes à ce premier madrigal du Narcisse : au troisième vers, jadis estant au lieu de estant jadis, et au sixième vers :
Il baissoit toujours son visage, Qu'il estimoit plus beau que le soleil ;
au lieu de :
Qu'il estimoit plus beau que celui du soleil.
8. — Le manuscrit de Conrart, page iio5, donne cette énorme variante ; après le troisième vers, le madrigal continue ainsi :
Je viens pour vous offrir mes vaux,
Unique beauté que j'estime,
Escoutez ce discours que ma pasleur exprime :
Vous pour qui souffrent mille amans
Un nombre infini de tourments.
Si vous me voyez le teint blesme,
Ce n'est plus moy, c'est vous que j'ayme.
I oo
9. — Le Recueil de Sercy nous fournil cette variante pour la fin du Narcisse de M. Habert :
Et pour éviter son courroux, Julie, aimez d'autres que vous.
A propos de cet Habert auquel les éditions Didot et Nodier décernent à tort le titre de capitaine, nous rectifions, ainsi que l'a fait M. Ch. L. Livet , cette grosse erreur. Habert était commissaire et non capitaine de l'artillerie. Nous signons donc, ainsi que le manuscrit original et le recueil de Maurepas, les madrigaux de cet auteur : M. Habert, C. de l'artillerie.
Nota. C'est par suite d'une faute de correcteur que le mot cap. subsiste dans la signature de ce madrigal.
10. — Dans la copie manuscrite de Maurepas, le Narcisse, du commissaire de l'artillerie est placé ainsi que nous le donnons. L'édition Nodier, au contraire, place le Narcisse de l'abbé de Cerisy auparavant.
Au sujet de celui-ci, les textes de Didot et Nodier portent cette variante au dernier vers :
« Chacun sçait toutefois comme elle m'a perdu.
11. — Jean Ogier de Combaud est auteur d'une pastorale également nommée Amaranf/ie (in-8 , lôSi). L'allusion qu'il fait dans son quatrain, à l'immortalité de Vamarante, est appuyée par toute l'antiquité.
Homère nous apprend qu'aux funérailles d'Achille, les Thessaliens étaient couronnés d'amarafifes, et Malherbe dit, dans une ode à Henri IV {Sur l'heureux succès du voyage de Sedan) :
« La louange dans mes vers.
D'amarante couronnée, N'aura sa fin terminée Qu'en celle de l'Univers. »
L'amarante d'or était le prix de l'ode dans les jeux floraux.
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12. — L'Angélique, de M. de Malleville, ne se trouve pas dans ses madrigaux (Paris, A. Courbé, 1649). ^^ ^^^^ ^^^ d'autant plus curieux que c'est le seul madrigal de ce poëte qui manque à l'appel dans ses poésies imprimées.
1 3. — Le mot THIN est ainsi écrit dans le manuscrit original ; nous faisons cette remarque d'après l'abbé Rive.
14. — Ce fameux madrigal de la Violette n'a jamais été attribué qu'à Desmarest ; -dans l'original il est signé avec cette orthographe : M. Des Marestz ; dans la copie de Maurepas, signé : De
L'édition de 1729, à la suite de la vie de Montausier , du père N. Petit, porte: « Anonyme », et donne cette très-intéressante variante, dont on n'a pas encore fait mention jusqu'ici :
« Fleur sans ambition, je me cache sous l'herbe. »
i5. — Au troisième vers du Lys de M. de Montausier, la copie de Maurepas donne, en supprimant la particule négative :
« Et je crois si je me flatte. »
16. — Dans les poésies de Malleville (1649), ^' ^^ trouve la variante suivante :
« Reçoy les lys que je te donne Pour en former une couronne Par qui de ta beauté le lustre soit dépeint. »
17. Le manuscrit de Maurepas donne à ce madrigal le début suivant :
« Que j'ay d'honneur à cette fois. »
Cette variante est intéressante, car la copie de Maurepas suit assez fidèlement le texte original.