L— GÉOGRAPHIE
L'histoire d'une région est intimement liée à la connaissance du sol et des lieux habités; mais ces lieux ont été modifiés ou détruits dans le cours
des siècles et leur nom a souvent changé depuis Tantiquité et à travers les textes du Moyen Age. Les atlas et les dictionnaires toponomastiques sont donc pour Thlstorien d'indispensables instruments de travail. Les cartes de l'État Major français au 1/80,000 et celles du service vicinal au 1/100,000 sont d'un usage constant; on leur préférera pourtant V Atlas de France en 180 feuilles construit par C. -François Cassini de Thury (mort en 1784) et terminé par son fils Jacques-Dominique, parce qu'il a été dressé avant la division de la France en départements et avant la construction des chemins de fer qui ont jusqu'à un' certain point changé la face de notre pays. Pour le département de la Gironde, on possède en outre, un atlas en 9 feuilles à l'échelle de 1/160,000 établi par un membre de la Société de Géographie conunerciale de Bordeaux (1876-1878).
Pour la géographie historique, l'excellent Atlas historique de la France depuis César jusqvCà nos jours, par Auguste Longnon (15 planches avec un texte explicatif, 1907), est un guide sûr permettant de suivre les transformations territoriales subies par la province; il s'arrête inachevé à la mort de Charles V. (1880).
Pour l'identification des noms de lieu, l'historien devrait être doublé d'un philologue; le philologue à son tour a besoin pour s'éclairer, de listes donnant les formes successives des noms dans les textes du Moyen Age. C'est pour venir en aide à ces travailleurs que le Ministère de l'Instruction Publique
LA DOMINAÏIÔN ANGLAISE lô
a décidé depuis longtemps de doter chaque département d'un dictionnaire topographique; mais cette utile entreprise est encore loin de son achèvement. Pour les sept départements qui ont été formés» en tout ou en partie» dans l'ancienne province de Guyenne et Gascogne (Gironde, Dordogne, Lotet-Garonne, Gers, Landes, Hautes et Basses- Pyrénées),, nous n'avons encore que deux de ces dictionnaires: celui des Basses-Pyrénées par Paul Raymond (1868) et celui de la Dordogne par le vicomte de (îourgues (1878); celui de la Vienne par L. Redet (1881) n'intéresse que le Poitou. Une collection parallèle de dictionnaires archéologiques a été aussi envisagée; mais elle est restée à l'état de projet. Le Dictionnaire géographique et administratif de la France, publié sous la direction de Paul Joanne (7 vols., 1890-1905), peut en tenir lieu provisoirement, car on y trouve indiqués les monuments civils ou religieux,* existant ou ruinés, du Moyen Age. Enfin Le Dictionnaire des postes et télégraphes contient une très riche nomenclature» en même temps qu'il donne la forme officielle (souvent fautive) des noms de lieux.