‹ La Gymnastique RespiratoireChapitre 13 sur 31 · LAGARDE · texte numérisé non relu

LAGARDE

NÉ uaut À N, -

favorables aux malades traités, conditions qui devaient les rendre moins susceptibles à l'égard des exercices respiratoires. Nous croyons que, dans la pratique ordinaire, il sera plus prudent de s’en tenir aux règles énoncées plus haut.

En choisissant les malades à traiter suivant les indications que nous avons données ; en appliquant la méthode comme nous l'avons exposée, nous pensons que l'on doit être à l'abri des accidents réactionnels.

Dans les lignes que nous avons citées plus haut, il est question d’un tuberculeux au début avec lésion unilatérale, c'est-à-dire du cas le plus simple et le plus favora- HIS

Si l'on se trouve en présence d'un malade présentant des lésions bilatérales, on devra,pendant plus longtemps, - s'abstenir de mouvements passifs. Puis quand on jugera pouvoir commencer à faire effectuer ces mouvements, on débutera par des mouvements à très faible amplitude. On ne les amènera que progressivement et {rès prudemment à être complets. Dans la plupart des cas, un sommet sera plus atteint que l’autre. On devra alors, comme dans le cas type, répéter quatre fois le mouvement avec le bras du côté le moins atteint pour une fois qu'on le fera exécuter par le bras du côté le plus malade. On arrivera ainsi peu à peu à pouvoir faire des séances de gymnastique respiraloire comprenant cent vingt à ‘cent cinquante respiralions avec mouvements passifs à grande amplitude vers le quatrième mois, sans danger pour le malade.

Il est évident que plus les lésions seront étendues el plus elles auront de tendances à être congestives, plus il faudra user de prudence et de ménagements.

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On devra interroger souvent le sujet, au cours desexercices, pour savoir s’il n’est pas fatigué, s’il n’a pas d’envies de tousser, et bien le prévenir de vous avertir immédiatement s’il ressent l’un quelconque de ces symptômes. Certains malades, en effet, ont tendance à cacher leur fatigue ou leur besoin de tousser, dans la crainte d'arrêter la séance de gymnastique sur laquelle ils comptent pour marcher vers la guérison. [l faudra donc leur faire bien comprendre que celle façon d'agir pourrait leur être néfaste.

Nous devons signaler, avant de terminer ce chapitre, un incident léger qui pourrait dérouter le médecin non prévenu et l’amener à abandonner la méthode. Une séance prolongée un peu violente chez un sujet mal entraîné peut amener un étourdissement accompagné de vertiges; c’est une sorte de griserie d'oxygène qui se dissipe rapidement si l'on cesse la séance d’exercices, et qui ne présente aucune gravité. Nous avons observé ces vertiges chez deux de nos malades, chez lesquels nous avions repris les séances de gymnastique respiratoire un peu prolongées après une interruption de quinze jours. Nous n'avons observé à La suite aucun symptôme alarmant.

M. Rosenruaz a noté la fréquence du coryza au début du traitement. Nous n'avons pas observé cet incident chez nos malades.

Après avoir ainsi exposé notre technique, nous allons relater les observations des malades sur lesquels nous l'avons appliquée. Nous n'avons pas eu, en faisant ces recherches, la prétention d'arriver à guérir la tuberculose pulmonaire par la gymnastique, mais simplement l'espoir de mettre le tuberculeux à même de mieux profiter du

{railement classique de la tuberculose. Nous dirons dela gymnastique respiratoire ce que le professeur JAGcouD dit du climat d'altitude après avoir reconnu ses bien- ñ

faits.

tuberculose directement... On n'est nullement autorisé à

« D'ailleurs la haute allitude ne guérit pas non plus la

déduire des faits que les climats d'altitude ont une action

curative directe sur la tuberculose ; ce serait un nonsens (1). »

La gymnastique respiratoire appliquée suivant la mé-

thode deM. RosenrHaL n’est évidemment qu'untraitement

adjuvant.

Elle doit être ajoutée aux autres cures employées contre

la tuberculose. Mais nous croyons que ce traitement adju-

vant peut avoir une haute importance et amener desrésullaits excellents.

(1) Jaccou», loco citalo, page 350.

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