‹ La gymnastique suédoise de LingChapitre 2 sur 5 · OS · texte numérisé non relu

OS

Tandis qua la moitié daa- gyxanasted travaille, il faut qiio l'outre moitié, •• qui lui sert d'appui, oo n s ervo néanmoins toujours une telle attitude; c'eôt là une règle absolue. 3Sn gymnastique éducative, on ne saurait assea le répéter, ua mouvement ne peut être admis que paroe qu'il a une raison d'ôtre physiologique, et non pas seulement parce qu'il est possible do l'exécuter.

Cette affirmation, méditée par quiconque possède des éléments do physiologle et d'anatomie, doit l'amener à oondamner certains procédés qu'on applique parfois à. l'éducation do la Jeunesse scolaire; procédés qui entravent lu croissance normale de l'en- • fant, ou hypertrophlent une parole du corps au détriment d'une autre plus im- • portante#

Les indications de la science guident l** agri culture , les élevages, ,©t meme Se dressage du cheval j mais la gyiiinastique , oett© importante partie de 1^ éducation physiq^ue do nos enfants , 131611 qu'olle ait fait auprès de beaucoup de nations l'objet de louables ©t persévérants efforts, est encore livrée à l'incertitude et aux errements de l'empirisme.

Vouloir lutter encore pour le maintien des méthodes actuelles, équivaudrait a renier la 'chimie et l'astronomie, sciences précises, pour conserver l'alchimie et l'astrologie, connaissances vagues et mal définies, bien que résultant cependant de l'expérience de plusieurs siècles de rocherchee et do persévérants efforts de savants consciencieux- ot convaincus.

L'opposition au progrès est liée au prcgros meme; ello permet a celui-ci , lorsque

la critique est judicieuse, le s'affirmer t par une rapide diffusion. Il ne faut donc pas s 'on alarmer outre mesure.

Il est important de mettro en lumière une anomalie dans les oxeroicea que certains agrès dos gymnases d'autres pays Imposent au corps hiimain, celle de no permettre presque exclusivement que des exercicas de suspension ou d'appui sans i^'aido des jambes, celles-ci le plus souvent restant rigides et inactives. Or, c'est

pondant la jexmesse, E l'époque do la croissance principaloment , qu'ost néfaste une gymnastique violente, dans laquelle les "bras oontractés sont chargés d'accomplir sans cesse un rôle que la nature a dévolu aux j-o^rnhes. Le squolatte ,r.on encore oomplètement développé, ni durci, se plie, se façonne, s'adapte à ces appareils, à cause surtout de l'équilitre musculaire

■.irràtlormol qn''il3 provoqueiit .

Prenons oocme exemple 1'' articulation très souple de épaule, fixée au

moyen de muscles sur la cage thoracique, douée elle-même d^une parfaite élasticité. Pour que le gymnaste puisse supporter le poids entier de son corps à l^’-aide des bras, dans les attitxides variées de porteà-faux aui. dominent dans ces exercices, il. fauîT au 'préalable ou'' il rende rigide la cage thoracique, que la nature a créée éminemment souple pour accomplir sa fonction physiologique. Alors, dans le but de donner à la cage thoracique cette rigidité contre nature, le gymnaste aspira du préalable et instinctivement une certaine quantité ferme la glot.te et trans-

forme ainsi, suivant l"* expression pittol’cscjue du physiologiste français Lagrange, sa cage thoracique on un manchon s air

coiôprlfflé ;

Quels sont alors les Inconvénients principaux de ces exercices r-ntiphysiologiques trop exclusivement exécutés?

Pendant toute la période de la croissance du corps, ces efforts énergiques et anormaux, s'* ils sont trop fréquemment répétés, dépriment le thorax en port^jnt les épaules en avant; de plus, par l'excès de l'effort, ils hâtent le travail de l'ossification du squelette et la croissance du corps eut ainsi entravée* La nature, en effet, s'est pliée aux exigences du travail trop exclusif et anormal auquel le corps est soumis, elle a modifié la marche régulière do la croissance de façon à faciliter ce travail anormal, olle a solidifié hâtivement les hras de levier et les a maintenus courts: le gymnaste s' est adapté à l'engin

Voilà potirqnol le gymnaste suédois est plutôt svelte, le gymnaste exercé aux agrès autres pays, plutôt trapuj voilà pourquoi la oapacltê thoracique du premier est effective, tandis que celle du second est faible ou n'est qu'apparante :

1“' augmentât! on du périmètre thoracique des gymnastes d'autres pays est due à leurs muscles superficiels anormalement hypertrophiés .

Cette funeste conception de la gymnastiquo produit donc automatiquement la modification qui rend son exécution aisée: elle déprime le thorax en le rendant rigide 5 en ha tant l'ossification du squelette, elle entrave la oroissance du corps et maintient les leviers courts favorables aux acrobaties.

Uno gymnastique éducative doit intensifier le rôle naturel des muscles et

d©s orgaTies, ollo ne peut jamais môoonnaîtro ce rolej car loin d'aider la nature, elle eptrave son action.

Les exercices ausî engins des systèmes empiriques sont encore caractérisés par une prédominance marquée des mouvements de oontraction, effectués principalemont par les "bras; tandis que dans la méthode sciontifiquo dominent les extensions et les élongations J or, les premiers ont le plus souvent une action congostiornante, tandis que la seconde est éminemment décongestive .

Le Colonel hrevoté d' état-major Costa, commandant de l'Ecole normale de gymnastique et d'escrime de Joinvill©le-Pont, a fait prévaloir la méthode suédoise dans l'armée, at à lui est du l'initiative de la mesure prise par le Gou'V'srnement de faire suivre à tous les

Instituteurs français, pendant la durée de leur sorvioe militaire, un cours de trois mois à l^'Ecole normale do gymnastique do l' armée afin de les initier à l' enseignement de la gymnastique pédagogique suédoise.

Sn Angleterre, la rénovation de la gymnastique est due au Colonel Malcolm Po:c, inspecteur de l"" éducation physique du ” Board of Education" et ancien commandant de l'école militaire de gymnastique d'Aldershot , qui vient de faire admettre officiellement la méthode scientifique de Ling, comme hase de l'ensoignoment physique, dans la Marine Royale et l'Arméo, ainsi quo dans les écoles primaires et les collèges du Rcyaumc'-'Unis , dont le premier fut le célèhre college d'‘Ston<.

La méthode Suédoise est encoro adoptée officiellement au Banomark, on

Norvège, en Portugal, «n Grec© et aux Etats-Unis O

itr

' Ls- jiagon dû gymastlgno pé-dago-

â l' central et rc yal. de Stocli'lioliû.

Généralités .

Les éleTes qui suivent les cours de 1" Institut central sont des jeunes gens de vingt-cinq ans en moyenne, ayant pratiqué obligatoirement et presque journellement, depuis l'âge de sept ans, la gymnastique de Ling dans les écoles du royaume .

lüous allons développer méthodiquement les différentes parties du schéma de la leçon type de gymnastique pédagogique, telle qu'elle est exécutée par un groupe d'éleves-de l'Institut de gymnastique de Stockholm.

Un système de gymnastique vaut se qu'il produit.

i.'îou*# ne penbona point 11 soit

possible de réelisor une plus grande perfection de ligue ^ de musculature, de parfaite dignité et de vigueur dans l'attitude. X/e corps de ces Jeunes hommes ^voguent, par leur soulptUTv'le beauté et leurs belles prox^ortlons , la per-

feotlon de la statuaire antique. Ce rapprochement est significatif, car les Grecs donnaient uno importance égale à l'éducation physique et S l'' éducation intellectuelle.

Quelle meilleure façon de montrer .les causes intimes de ces beaux résul-i tats,' que de signaler que les éducateurs suédois confondent étroitement,

en éducation physique, la notion du bon avoo celle du beau. Le soin constant de l'esthétique, aussi bien dans les attitudes que dans la forme irréprochable

des Eiouvements ezécTit^s dans ces attitudes, Cars-otoriso toute leçon de gyi^inaBtiquQ . non seulenent à l'Institut central, nais dans toutes les écoles du royauiro» pour bien

î*e3sortir l'importance do l'attitude physiologique dans les e2:ercices physiques, au point de vue du résultat iinal, un simple exemple suffira. Qu'est-’Oe donc que la ddforloatlon professionelle en général, sinon la conséquence d'une attitude habituelle ou d'un mouvement répété dans une position vioieuseï ou bien encore le résultat d'un mouvement asymétrique fréquemment exécuté, meme si l'attitude en elle- meme est rationnelle.

Il faut donc admettre comme un axiome d'ordre physiologique, que l'influence de l'attitude maintenue, doit etre considérée comme étant au moj.ns aussi importante nix; le mouvement en lui -même > Un bon mou%- eir.en t , __ exécuté clans une attitude vicieuse donne

un ezeroica -pemicieiix . C'est la grande

WHIIIBl.il I I 1 I » —I I ■ - ^

et ino on te stable .supériorité du système de liing, d'avoir sans cesse tenu compte de cette vérité, qui est l'une des principales causes de la perfection physique des gymnastes suédois.

Les beaux maintiens que l'on constate chez les gymnastes suédois, no sont plus dus â un effort de volonté, à dos contractions musculaires voulue s j oett© position droite et fière est devenue naturelle, elle résulte de l'excellence de la méthode, qui tend à donner ou à conserver toujours une Juste proportion entre la longueur, le diamètre et la tonioité relatives des différents groupes musoulaires qui sollicitent le squelette l'empêchent de s'affaisser. Ainsi les muscles dorsaux supérieurs doivent être courts par rapport, à ceux de la poitrine,

pour bien placer les épaules. Un systeiBe de asti que qui ne tient pas rigoureusement compte do oes pi-lncipes de

physiologie élémentaire, est Yicieuzî il ne peut s' «appliquer à. éducation de la

jeunesse. Il est ausei pénible à un jeune

. . > hottano qui' a pratiqüé pendjint toute sa jeunesse la gijmin as tique' suédoise, de se tenir liabituollement vout’é, qu'il est difficile à celui qui a Été soumis de bonne heure auz pratiques des méthodes empiriques d'autres pays, de conserver en toutes circonet ezices tiné attitude normale, correcte fidre et

martlale'j c'est-à-dire, la plus favorablo' \ . .'.«a. vuu l’ntenôe*; naturel ' et. régulier de ses organes, principalement des organes respiratoire b.

Le souci de la forme préocoupe sans cesse les instructeurs, depuis le plus modeste moniteur 4'6:;olc jusqu'aux savants

professeurs de l'' Institut oentral de Stockholm, l'a principale et constante difficulté de la plupart des exercices de Ling réside d" ailleurs surtout dans la nécessité d© modifier un assuuplissement ou un êqulUhre musculaire imparfaits, par ;in travail musculaire destiné à obtenir la perfection des maintiens et des mouve^ ments , même les plus simples.

Afin de favoriser une constante correction chaque mouvement est lui "même décomposé en temps qui, au début, s^exé" cutent chacun au commandement du professeur. Ce n"est que très progressivement que l'^on cesse do s "'arrêter sur chaque temps et que id vitesse, 1"* énergie d''un mouvement sont augmentées J de cette façon jamais la correction des ensembles n'est obtenue au détriment de la bonne exécution individuelle.

Pour éviter la répétition monotone et

Inutiilem^ait fatigan'te d'im meme exercice,

l"on combi-QG parfois -une suite de deux ou

trois mouveineRts simples des bras ou des

jambes; l"on estime, avec raison, que la

fatigue cérébrale qui peut en résulter est

négligeable O Mais il en est tout autrement, bien entendu, des longues séries de mouvements imprécis et compliqués qui sont exécutés de mémoire, et auxquelles on donne parfois le titre de leçons; cette conception singulière de l'enseignement de la gymnastique n'est jamais appliquée a la jeunesse des écoles suédoises.

L'intérêt des élèves est tenu toujours en éveil, parce que le professeur leur explique le but, l'utilité de chaque exeroice, et qu'ils peuvent, dès lors, en constater les effets salutaires sur eux-mémes .

La -leçon de .gymnastique est jouma-

iière pour tous les élèves de l^Instltut central de Stockholm, elle se donne de 1 kS heures du matin aux jeunes gens> vers la fin de la matinée aux jeunes filles .En

principe, il est préférable de diminuer

la durée do la leçon, afin de la rendre

plus frequente, c^est-à-dire quotidienne,

autant que possible. Il faut éviter de la

donner peu de temps après un repas, poiir

ne point troubler la digestion, somme aussi

à jeun ou trop longtemps apres un repas;

parce quo l/ entrain, 'la gaité disparaissent

quand l'estomac proteste trop vivement..,

surtout quand il s 'agit '.de la jeûnasse . en » :

pleine croissance.

Nous nous proposons mainterüôit d'ar

lyser sommairement les divers éléments euî

constituent la leçon de gymnastique normal gogiquo, pour faire voir le plus haut degré de perfection pratique qu'il soit

possible d'atteindre avec la méthode de ling.

La coi-rection, la paissance et la dignité des attitudes, les he3J.es proportions du corps et de la muscula"** • tuTG, voila l'excellence, la supériorité du système de hing^ c'est pourç[uoi nous avons mis en épigraphe ci*-dessus,cet axiome d'ordre pratlq^ue: ” Un système de gymnastiq^ue vaut ce. ç^u'il produit Les exercices préliminaires ou préparatoires»

La leçon de gymnastique pédagogique débute, toujours par des exercices simples, destinés à amener une transition entre le ropos de la classe et l'exécution des mouvements de la leçon ]proprement ditooLeur but est de captiver l'attention des élèves, de dégourdir leurs muscles et d'activer progressivement la respiration et la.circu-

lation sanguine.

C'est une vérita'ble leçon atténuée, dont la durée est progressivement réduite par la suite,-* composée essentiellement d'exercices d'ordre, de correction des attitude a, ai nsi que de mouTements simples des différentes parties du corps.

les exercices d'ordre consistent en évolutions destinées principalement a régler pour les gymnastes, placés d'alord sui* un ou yu T deux rangs serrés, l'espace en tous sens nécessaire à l'exécution des mouvements et des exercices effectués sans l'aide d'engins fixes. Ils comportent des alignements, des mouvements de flanc et des demi-tours, combinés avec des déplacements de quelques pas en tous sens.

Les exercices de correction ont pour

objet principal de faire prendre et de

corriger, dès 'le début de la leçon, les atti-

tudea ou positions initiales dans les-

quelles devront s' exécuter certains mouvements do la leçon proprement dite; car nous savons déjà que, sans, la parfaite correction de la position initiale, il ne peut 7 avoir de nouvsmGaat g7/mnastique salutaire. C’est nature 11 ement la position

fondam-entale debout qui doit d'al^ord attire 1'’ attention, être l'otjot de la coi^tinuelle sollicitude de l'instructeur; elle permet le mieux do corriger les mauvaises attitudes générales et dè découvrir les imperfections corporelles. Les pieds doivent être placés sensiLloment à angle droit, les talons joints, la colonne vertébrale droite et bien tendue supportant des 'épaules basses et maintenues en arrière sans exagération; les bras pendant naturellement, les mains ouvertes, les doigts jointifs, la tête bien dégagée des

épaules et portée fièrement»

Pour s ''assurer si la position de l''61èï?e est Dion natixrelle ot d.ê[^f;^{^êe p ie professeur peut utilement faire- joindre et écarter f,a pointe des pieds éloyer sur cellf.-ci fléchir et tourner la tête., f?.echir nuis tendre les bras vers 3c haut. Parmi les positions initiales ^ il faut citer celle de# "mains aux épaules". Cette excellente attitude, gui correvSpond à la flexion des bras, est prise préa^ lablement à tout exercice d'' extension des bras; elle est éminemment favorable à la fixation des épaules en arriére,, ainsi qu'au soulèvement de la cage thoracique.

Il peut etre intéressant d'analjT-ser un mouvement simple de la le90n préparatoire; par exemple, celui de la flexion des jambes, dont le, décomposition se fait en trois temps. Le gymnaste, pendant toute la

durée du mouvemont, se maintient en équilibre sur la- pointe des pieds, les bras se mouvant entièrement dans le plan latéral du corps .qui doit rester rigoureûsement perpendiculaire a-a solo Ce mouvement no semble guère différer,, à pre-miere vue, de csl-oi que Souvent on voit emécutor en autres pays: les bras étendues vers l'' avant, les poings fermés* La méthode analytique indiquera cependant de notables différences, qui résul'Cûnt siartout du changement dans la position des braso En eff et ï

1 Pendant toute J. a durée du mouvement, le corps reste droit et perpendiculaire a,u soi, la poitrine dégagée, le soulèvement latéral des bras favorisant le soulèvement des cote .s et par conséquent, le développement de la c^ago thoracique et du poumon. Pour" wieun assurer cet impor-

l'ori O. soin d"Iiab

itüar

tant résaltat, les gymioastes à produire ime profo?ide insniration au moment où les "bras se

lèvent J c^est une règle généra Je» Cetto éd-ueaticn do la respiration, précien.se surtout po'ar la jeunesse dont les travaux sédentaires dépriment l'amplitude

des mouvements respiratoire s, frappe vivement l'etranger oui assiste aux leçon en Suède j l'on entend nettement ce rythme lent et puissant de toutes les poitrines soulevées simultanément,

exercice pendant sur la P cie l'uti -utilité

Il se joint à ce mouvement un d'équilibre très complet; car, toute sa durée, le g^nnnaste refit g ointe des pieds. Indépendamment lité de tout exercice d'équilibre de tout exercice d'équilibre.

utilité qi\o nous analyserons plus loin, cette position oblige le gymnaste à con-

Borvor le corps rl go nr eus ornent droit et

perpendiculaire au solj car les bras,

restant dans le plan vertical passant

par les épaules, ne peuvent servir de

balancier vers l'avant, lorsque le dos

se voûte ou que l'équilibre se perde

3 Le parallélisme des bras vers le haut ne peut être ni parfait, ni aisé, si les mains restent en pronation; parce que la grosse tubérosité de la tête de l'humérus venant hutter contre 'l'apophyse acromionde l'omoplate, le mouvement est anatomiqu.dm'^-'t impossible -sans une torsion des muscles des • épaules, ayant pour tendance de porter oelles-'Cl vers' l'avant, en voûtant .le dos. Pour permettre au mouvement de s'achever, l'attitude restant droite et oorrocto sans soulèvement exagéré de l'omoplate, Ling di%use le mouvement en

detiic temps: a) soulèvement stc' Iq. pointe

des pieds et soulèvement horizontal des

brasj h) les mains passent ensuite de la

pronation à la supination par la rotation

des bras, et alors seulement s'achève l'élévation complète des bras, en meme temps que s'effectue la flexion des Jambes. Dès lors, la grosse tubérosité évite l'apophyse acromion, le mouvement de bascule de l'omoplate est moindre, et l'exercice s'achève normalement et avec aisance,

La position des mains on supination, lors de l'élévation complète des bras, a encore pour effet de tendre davantage les muscles grand pectoral et grand dorsal} ce qui contribue à un soulèvement plus complet des cotes d'une partj tout en fixant mieux les bords spinaux des omoplates contre la partie po-

sterienro do la cage thoracique.

5 L" écartement des genoitz a 46 GSt indispensa’ûlc , si l'on veut conserver le trono porpendiculairo au sol sans voûter

le dos, paroe que les articulations du genou et astragalienne ont une direction oblique vers l'extérieur. De plus, l'écartement donne aux gros muscles qui résistent a le flexion, une position plus normale aux points d'insertion, et consêqueiriment un maximum de résistance.' Enfin, lors de la chute qui suit un saut,

1' écartement des genoux évite le danger des hernios inguinales.

îTous savons qu'en violentant la nature J l'on peut arriver à fléchir les gor.oujc joints, Ig corps droit et les bras tendus en evantj mais ce résultat est aussi inutile que nuisible et parfois dangereux. La méthode do Ling ne recherche

d'ailleurs que lo développement et l'CssouplisBemont ph7Biologlaue du corps j mais Jamais sa dislocation, tendance vers l^acsrobatie »

La gjT^iastique su^oise tient compto des lois naturelles dans l'orécution des Taouvecaonts meræ les plus simples O Prenons, par exemple, l'eSTtension des bras en avant; nous pouvons observer que la te te est bien dégagée dos épaules, que celleo-si restent basses et on arrière, les bres ri goure ueem ont .parallèles, la

poitrine bien sortie »

Toujours le rythme* des mouverrents doit etre.: proportionné aux segments -à déplacer; la vigueur et l'énergie ne doivent pas être confondues avec la précipitation ni la saccade, défauts que nous prenons trop fréquemment peur de •l'énergie. Une brusque détente, suivie

d^'un relâchement musculaire, est arrêtée par les ligaments articulaires, au lieu de l'etre par les muscles antagonistes.

Dans une extension "bien exécutée, les fléchisseurs doivent sans cesse coordonner, régler, diriger ou éteindre un mouvement. Le bras d'xin lutteur se meut souvent avec une lenteur relative, mais en déployant sans cesse un effort considérable ^ aussi est-il toujours prêt à modifier la direction et l** intensité de l'effort. En résumé, disons q.u'un mouvement lent ou rapide n'est éducatif q.ue s'il est conduit, commandé pendant son parcours complet, par celui q.ui l'exécute, îîe confondons point la lenteur avec la faiblesse 5 la glt sans doute l'erreur de ceux ç[ui ont cru pouvoir aocuser la gymnastique suédoise de manquer parfois d'énergie. Pas plus en physiologie qu'er

psychologie? la vérltahlc 'énergie no réside dans la violence? nous tenons à lô répéter»

En faisant choix de doux mouvecients élémeïitaires fort simples, pour leitr appliquer la méthode analytique? notre intention n'^a été nullement de commencer un 00U2' d'" analyse des mouvements ? mal a

simplement de donner une idée do ce que l^’on entend? à l'^Institut central de Stock-* holm, par l''”^^alyse des mouvements? îlous tenons a dire qu'en portant de façon idéntique le scalpel de l'anai-yse soientlfiquo sue ies^éthodes cul sévissent ocre dans la plupart des écoles d'autres pays? l'on est effrayé do Içur infériorité ot de leur influence néfaste» 31 les leçons étalent données j ouX'‘ne 11 eurent , coînme .011 'Suède 5 et pendant toute la durée de la

oroissanco de l' enfant? leis inconvénients

des mâthodos do oes éoolôa dolatoraient d’^indénlaWo fa^on. ?lais dans ooe écoles

les louons sont . rares, chaque élève no travaille au:K appareils que pondant trois ou quatre inlnutos en l''ospaoe d'une déni-

heure, eîi seuls les enfants robustes assistent aux séances» le poison' étant dilué, son influence funeste est moins violente, moins visible j mais elle n'en • existe pas moins, et frappe péniblement

celui q^ii sait disting^îer les prodromes des ..d*ê format ions caractéristiques, et qui en connaît les inconvénients pour le déve loppement des organes, la santé, l'endurance et la stature.

' Exercices fondamentaux*

Toute leçon de gymnastique, quel que soit le degré d'avancement des gymnastes^", -débute donc tou;) ours par les oxorclcos préparatoires d'ordre et de ,

correotlon, suivis de mouvements simples

d'assouplissement, dont l'objet est de

préparer 1^4léve a l'exécution do da

leçon proproment dite de g.'ymnastique .

Gelle-oi se compose essentiellement des exercices spéciaux les plus simples, les plus précis et les plus complets, déter*minés et classés par Ling pour arriver progressivomont au- développement complet et rationnel du corps, dont ils assurent la vigueur, la santé, 1' endurance et l'agilitéo

Si les exercices préliminaires,

destinés a dégourdir l'éleve, restent

toujours relativement simples et facilfi^

11 n'en est point de mémo des exercices

fondamentaux qui composent la leçon

propreîist:-nt dite. Ces exercioos, divisés

en groupes suivant leur action sur le

oorps, sont clf>ss6s dans chacun de cas

groupes en séries rigoureusement croissantes, dont les mouvements sont ensuite combinés entre eux. Il est donc aisé au professeur de rendre la suite de ses leçons progressive en énergie, par la difficulté et la combinaison des exorcicos, ÎTous pouvons dire que cette progression est tellement rationnelle et précise, que l'' exécution correcte des exercices deTrient pénible, ou mémo insurmontable, dès que la progression est négligée j de même, il est impossible de poursuivre l'" étude des théorèmes de la géométrie, si l'on néglige d'étudier certains d'entre eux,

loua analyserons chacun des groupes d'exercices de la série fondamentale do Lins, dans l'ordre où ils se succèdent normalement dans la leçon de gymnastique journalière. Il est néanmoins nécessaire de se rappeler que cet ordre semble par-

fois modifié dans les schémas des leçons

destinées anx élèves déjà assez^ avancés 5

parce o[tie l' énergie progressive dos ex©r~

oioes d^'un meme gronpo devient tello, f

est parfois nécessaire de les répajçtir on de-ux

catégories distinctes dans la meme leçon. Il

en ©st ainsi notamment des exercices do.STis-

peyjsion, abdominanx et latéraux, et surtout

des exercices des Jambes, que leur influence

décongestionnante fait employer fréquemment dans le cours de la leçon à titre d'exerol- ' ces dérivatifs ou calmants,

1^ Les exercices des Jambes.

La vigueur et l'agilité des Jambes est obtenue, au plus haut degré, par la gymnastique suédoise. Ling estimait que l'homme doit, avant toute chose, 'etre ferme, endurant et adroit lorsqu'il se trouve sur ses deux Jombos, Aussi constaterons-nous que non seulement les Jambes sont exercées par la

plupart des mou' eiueiits des autres groupes fondamentaux; de Ling, mais encore que les ezercices des jambes forment en réalité trois groupes distincts:

1 Les exercices des jambes proprement ditSj

2 Les exei'cicos de marcliô et de course

3 Los exercices de saut.

Les mouTements simples des jambes sont de beaucoup les plus importants .Certains d"* entre eux ont été déjà mentionnés en étudiant les exercices préliminaires, où leur influence est principalement décongestionnante et assouplissante. Les mouvements lents et réguliers des jambes sont encore employés, - au début et dans le cours de la leçon, comme exercices dérivatifs décongestionnants du cerveau des grands vaisseaux et des organes internes; ou encore, comme exrcices calmants pour le coeur et la respiration, notamment apres l'^exécution de

mouTements très énergiques, et, toujours dans ce but, avant de terminer chaque leçon.

Ce mécanisme résulte do l'appel important et régulier du sang vers les muscles volumineux des membres inférieurs en travail; tandis que la circulation sanguine des grands vaisseaux qu'ils contiennent est progressivement accélérée par leur contraction et leur allongement alternat if s, action qui régularise le é.u coeur et diminue la

fréquence de ses battements.

Les exercices simples des jambes se composent essontiollemcnt do déplacemcmits dos membres inférieurs, de stations avec écartements dos jambes, d'élévations ou do flexions des genoux, d' élévations ou d'élévations alternatives sur la pointe ou de la pointe des pieds, do fentes en avant et en arrière, et do ces mémos exercices combinés

entre enz*

Les marchea et la course, ainsi que

les sauts, font partie de groupes spéeiauz,

et seront étudiés ultérieurement.

Les fautes que l^’on constate le

plus souvent dans Inexécution des exercices

des jambes sont les suivantes:

1 Dans les mouvements sur ]ffi pointe des pieds, les talons s'écartent, les genoux fléchissent, le cou de pied est insuffisamment tendu et les épaules haussées sont portées vers 1' avant .

2° Dans la flexion des jambes, les

•talons s'abaissent et les genoux ne sont pas

assez écarté s 5 tandis que les hanches ' * * *. ' '

sont portées vers l'arrierr. , le haut du buste

s'incline vers ,1' avant®

3^ Pour élèVer le genou ou la“ jambe, le dos se voûte, le genou se porte en dedans, les épaules sont haussées, et les hanches

portéas en arriéré

Zip Les e^ctensiona dorealfia.

Les exercices d* extensions dorsales arquees ont pour "but de faoiliterj par un exercice actif, le redressement de la colonne vertébrale, principalement de sa partie dorsale, ainsi que le développement thoracique. Pour l'exécuter le gymnaste, place progressivement de une à trois Ion-

guaurs do pied d*un aide ou d^un engin qui lui sert d^ appui, a* arc-bout e vers 1^ arrière de tout le corps en une courbe régulière, en s'efforçant de rejeter le thorax vers le haut et le bassin vers l'arrière. Voici comment, dans cette at«

titude, agissent les principaux groupes musculaires: Les vertèbres de la courbure lombïiire sont redressées par Inaction dès muscles abdominaux étendus et vigoureusement contractés j tandis que la courbure

dorsale est redressée par les muscles du dos J qui chassent en la développant j la cage thoracique vers le haut.

Au dêlDUt, élève est placé à un pied de 1* appui, quUl saisit le plus haut

possible, les mains écartées de la largeur des épaules.

Pour que 1* attitude soit bonne, 11 faut que la courbure de la colonne verté-* braie soit bien régulière et que la poitrine soit rejetée au-dessus des bras; les gymnastes s’étant progressivement êloignés de l’appui pour intensifier l’exercice.

Lorsque le gymnaste peut prendre aisément et correctement la position de 1’ extension dorsale, on l’exerce dans cette attitude à des flexions et à d-QS extensions alternatives des jambes, à des. élévations alternatives des jambes et à

Page 1