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PREMIÈRE PARTIE

Gymnastique pédagogique.

Son but principal, avons-nous dit, est de créer et de conserver la santé en prévenant les maladies.

La force, la souplesse, et même la conformation du corps sont développées harmonieusement selon les dispositions de chacun et dans les limites de ses moyens.

Les facultés correctives de la gymnastique pédagogique, pour les défauts du corps, sont très grandes (i).

On a remarqué, surtout chez les enfants, que ceux qui la pratiquent régulièrementne sont jamais atteints de difformités, de déviations, etc.

Au contraire, ceux qui n’en ont jamais fait sont très sujets à ces accidents.

Pour diviser, classer les mouvements, on a noté leurs effets sur l’organisme.

A propos de ces effets, insistons sur ce point que la gymnastique doit bien se conformer aux lois de la nature.

Ling disait : « Chaque mouvement est en rapport avec la nature ; ceux qui dépassentla moyenne deviennent inutiles et même dangereux. »

(i) Elles sont complétées, au besoin, par la gymnastique médicale et orthopédique, dont nous parlons plus loin et qui est d’ailleurs basée sur la gymnastique pédagogique.'

Ce qui est la base et le but dans le choix des mouvements, c’est d’arriver à trouver le développement harmonieux du corps avec la santé.

N ous voilà donc loin de la théorie de Pestalozzi, (Paprès laquelle « tous les mouvements que le corps peut faire sont bons »; cette idée est fausse, car ce qui est possible peut être souvent défectueux, peu esthétique et même dangereux.

Par exemple le genre de gymnastique exécuté par les clowns, les acrobates, les athlètes, les «hommes-serpents », contient beaucoup de mouvements prêtant à cette critique. Leurs exhibitions peuvent nous étonner, mais souvent devraient nous inspirer surtout de la commisération pour un genre d’exercice excessif, parfois des plus dangereux et produisant de fâcheux effets.

En de nombreuses écoles, on pratique les mouvements aux barres parallèles, à la barre fixe, aux anneaux, mouvements dont la plupart sont inutiles, trop violents et nuisibles.

La méthode suédoise n’admet pas que tous les mouvements que le corps peut exécuter lui soient favorables ; elle tend au contraire à démontrer seuls les mouvements dont le but utile est bien défini, et qui, développant la santé du corps humain, sa force, selon les moyens de chacun et par des efforts gradués, augmentent encore sa résistance et sa souplesse. Et l’on peut rappeler qu’ils créent ainsi l’énergie, le sang-froid et le courage. Tout au moins, ils augmentent sensiblement Ces facultés précieuses.

En somme, il faut un « choix de mouvements» et non pas admettre n’importe lesquels.

Ling rappelait familièrement à ce sujet « que l’on ne peut pas manger tout ce que l’on peut avaler ».

Pour opérer cette sélection de mouvements, on rejette tous ceux qui sont jugés inutiles, trop violents, dangereux. On écarte aussi les mouvements non esthétiques, exception faite pour ceux qui sont estimés utiles.

En général, l’homme tend à s’exercer surtout à des mouvements où il peut briller; mais comprise ainsi, la gymnastique serait trop partielle et donnerait lieu à des excès d’entraînement d’une partie du corps.

L’amour-propre trop stimulé en pareil cas prend alors un rôle excessif : on se trouve en désaccord avec l’idée de développement raisonné, utile au physique et au moral, qui commande à la gymnastique pédagogique.

Comme exemple d’entraînement d’une partie du corps au détriment d’une autre, rappelons ce qui se fait trop souvent en escrime, sport souvent ordonné comme exercice corporel au lieu de la gymnastique. En escrime, on s’exerce trop uniquement d’un côté : il faudrait faire des armes des deux mains.

Il arrive aussi, en certains mouvements, que l’on exerce uniquement une jambe, comme dans le saut, ou un bras, dans les tractions.

Classification des mouvements' dans la

gymnastique pédagogique. — Progression

de renseignement.

Dans la gymnastique pédagogique, il y a trois façons de classer les mouvements :

D’après leurs effets sur le développement rationnel des organes ;

D’après leurs effets correctifs;

D’après leur degré de simplicité.

On tient compte du degré de simplicité des mouvements pour établir la progression de l’enseignement.

Il faut graduer les efforts en commençant par les mouvements simples et en augmentant la difficulté progressivement, de façon qu’il ne puisse pas y avoir d’excès.

Il est de première importance de ne pas demanner à un débutant un effort au delà de ses moyens, car alors on le décourage. Il faut que le professeur sache graduer les efforts de manière à permettre à tous de travailler selon leurs moyens physiques et à ne pas favoriser les plus forts.

Ce principe de graduation raisonnée dans l’enseignement est observé avec soin dans l’établissement des programmes journaliers.

Insistons sur ce point.

Pour établir un programme d’exercices, il est nécessaire de bien connaître la valeur des efforts demandés et des effets que l’on en peut retirer.

Il est également nécessaire de grouper les mouvements d'une façon rationnelle et progressive.

De l'élaboration d’un programme, du choix et

de la connaissance des efforts et de leurs effets, dépendra l’efficacité de la gymnastique suédoise. En conséquence, on peut pratiquer certains mouvements isolés de cette gymnastique sans pour cela suivre en aucune façon la méthode rationnelle.

Les programmes quotidiens peuvent être plus ou moins simples et faciles à exécuter, mais la ligne directrice, l’idée principale reste la même.

Les mouvements peuvent être classés, d’après leurs effets, par groupes ou familles. Chaque groupe comprend des séries allant des mouvements les plus faibles jusqu’aux plus forts.

Classer les mouvements d’après les appareils serait un système faux, car on pourrait trouver alors dans le même groupe des mouvements aux effets contradictoires.

Certains croient qu’il existe une différence essentielle entre les mouvements d’ensemble sans appareils (appelés aussi « gymnastique de plancher ») et les mouvements aux appareils ; c’est une erreur, car on peut faire dans les deux cas des mouvements appartenant au même groupe et différents seulement quant à la façon de les exécuter.

Pour obtenir un effet défini, il faut délimiter chaque mouvement ; c’est ce qu’on appelle la localisation de l’effort.

Pour arriver au résulat voulu, il faut que les moyens employés n’amènent pas à s’écarter de certains principes fondamentaux pour la tenue du corps. (Voir, à ce sujet, ce qui concerne la « position réglementaire » pages 86 et 87.)

Et, s’agit-il de mouvements aux appareils, il faut que les appareils soient faits de manière à se prêter aux mouvements demandés, et non pas que ce soit le corps qui se prête à la disposition’ des appareils.

Principaux appareils et agrès de la méthode suédoise. — Installation des gymnases.

SDans l’installation des appareils, il faut s’arranger de façon à ce que l’on puisse les utiliser en même temps ou à peu près, et les déplacer facilement, afin de laisser la salle libre pour les mouvements d’ensemble.

Il ne faut pas d’appareils occasionnant des accidents. Même avec les appareils choisis, il faut veiller à ce que l’on n’essaye pas de mouvements difficiles avant d’être sûr de soi.

Une installation bien comprise doit permettre au professeur de suffire aux besoins de tous ses élèves et de leur faire exécuter à tous le pro gramme de chaque séance en entier.

Les appareils indispensables sont les hommes, les espaliers et les bancs, avec lesquels les mouvements les plus importants peuvent être exécutés.

Ces appareils sont relativement peu coûteux. Si le budget le permet, on peut ajouter des échelles, des cordes, des chevaux spéciaux pour le saut, des « moutons », etc.

La réunion de tous ces appareils dans un gymnase fait réaliser un bénéfice de temps et de place très grand .

' Les appareils suédois corrigent l’exécution des mouvements et obligent à faire l’effort désiré ; il en est différemment dans d’autres méthodes, et, par exemple, le tremplin aide le sauteur à franchir l’obstacle, alors qu’il serait plus rationnel desavoir sauter sans tremplin , et de s’habituer, également à retomber sur le sol et nqn pas sur un matelas.

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La gymnastique suédoise peut se faire avec n’importe quel appareil tandis que les appareils suédois ne se prêtent à aucune autre gymnastique.

Il faut qu’au besoin le maître puisse suppléer au manque d’appareils avec des chaises, des bancs, des appuis vivants (i), etc.

Naturellement, lorsque l’on peut faire de la gymnastique en plein air, l’influence hygiénique de l’exercice se trouve augmentée.

Mais la température s’y oppose souvent, dans beaucoup de climats.

En tous cas, il faut aérer le gymnase le plus possible, avant chaque séance.

Il doit aussi être bien éclairé. Comme autres précautions hygiéniqnes, notons celles-ci :

Dans l’installation des gymnases suédois, on évite avec soin de mettre de la sciure, qui cause de la poussière. D’ailleurs, comme on ne fait pas les «tours de force » de la gymnastique ordinaire, on n’a pas à prendre les mêmes précautions contre les chutes.

Un simple plancher — non ciré — suffit.

Il ne faut pas trop de rideaux ni de tapis, qui emmagasinent la poussière.

L’effet hygiénique de la gymnastique suédoise peut être complété, bien entendu, par l’hydrothérapie.

(i) Un « appui vivant », — autrement dit un appui fourni par une autre personne, que ce soit un autre élève, ou le moniteur, ou le prolesseur même.

Mais il n’est guère facile d’avoir une installation d’hydrothérapie pour tous les élèves parfois très nombreux qui fréquentent un cours, surtout dan^ les écoles, dans les divers établissements d’instruction.

L hydrothérapie est souvent le complément d’un exercice, d’un sport comme la gymnastique.

Revenons à celle-ci.

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Analyse des mouvements.

Dans tout mouvement, il y a trois parties distinctes ;

I" La position initiale ou de départ;

2“ L’exécution du mouvement;

3° L’attitude finale.

L’effet d’un mouvement ne s’obtient que par l’observation absolue des principes dans les trois parties indiquées ci-dessus; de plus, il faut bien noter la graduation, la durée, la force et la rapidité voulues.

Il faut, avant de commencer un mouvement, vérifier si la position de départ est bien exacte et bien prise : c’est très important.

Si le temps normal, si la durée n’est pas observée, l’effet peut être nul ou même contraire à ce que l’on recherche.

De plus, on sait qu’un mouvement peut être nuisible s’il est exagéré. L’excès peut être produit par un effort trop marqué, par une durée trop grande comme par une rapidité démesurée. Certains mouvements doivent être faits lentement, d’autres vite. Par exemple, les flexions du tronc en avant, en arrière, de côté, ainsi que les mouvements respiratoires doivent être très lents, et l’extension des bras, au contraire, rapide.

Les erreurs produites dans cet ordre d’idées peuvent être nuisibles ou empêchent l’efficacité du mouvement.

Telles sont celles qui consistent à laisser tomber la tête, à s’écarter des principes de la position réglementaire, à retenir sa respiration, à mal placer

les pieds, et aussi à ne pas exécuter scrupuleusement et à fond les mouvements demandés.

Comme fautes, il ne faut pas considérer la faiblesse d’un élève, son peu de facilité à réussir un mouvement, mais seulement son manque d’application, d’énergie et d’attention.

On peut augmenter de différentes manières la difficulté d’un mouvement, soit en le répétant plusieurs fois, soit en y ajoutant, dans la même position, des mouvements plus forts, soit encore en gardant une position longtemps.

Organisation des cours nombreux. — Costumes de gymnastique. — Heures les plus favorables pour les exercices. — Fréquence des exercices.

Lorsqu’il y a une grande qnantité d’élèves, onles sépare par sections suivant leurs forces. Ces sections sont confiées à des moniteurs qui reçoivent du maître les instructions nécessaires.

. Les fonctions de moniteurs sont confiées aux élèves les plus forts, les plus entraînés; cela constitue pour eux un véritable honneur.

La division en sections permet de faire travailler un grand nombre d’élèves à la fois, en même temps que cela donne au professeur la possibilité de tout surveiller par lui-même.

Sous la direction du maître, les élèves manœuvrant parfois par centaines et en exécutant des mouvements bien définis, s’habituent ainsi à la discipline, à l’ordre et à la précision dans les mouvements.

Voilà encore un point important à signaler dans les effets éducatifs de la méthode Ling.

Par section, il faut autant que possible qu’il h’y ait pas plus de quinze ou vingt élèves.

Les élèves les plus forts sont placés en avant, pour que les autres puissent se guider sur eux.

Et de plus, un moniteur placé devant chaque groupe montre les mouvements.

Il rectifie les mouvements mal exécutés.

Tous les élèves doivent avoir un costume simple, hygiénique et souple, permettant bien tous les mouvements de gymnastique.

Un gymnase suédois: qucK^ues mouvements îur le plancher.

Il est préférable que tous soient habillés de même façon.

Un costume à recommander se compose d’un pantalon (soit un pantalon de coutil, soit un pantalon ordinaire), d’une chemise de flanelle et d’une ceinture ordinaire pour tenir simplement le pantalon. On peut même se passer de ceinture si le pantalon tient sans cette aide.

De préférence le costume doit être blanc. Comme il est alors très salissant, on est amené, ne fût-ce que par une sorte de pudeur, à le faire nettoyer plus fréquemment. Il est permis de dire, expériences faites, que si le costume n’est pas blanc, beaucoup sont tentés de le garder un peu trop longtemps.

L’heure la plus favorable pour l’exercice est avant les repas ; mais il ne faut pas non plus que ce soit à jeun.

Autrement dit, il est bon d’avoir goûté ou fait un petit déjeuner avant la leçon; mais non un repas complet (sauf à plusieurs heures d’intervalle).

Il faudrait, autant que possible, que chacun travaillât une séance par jour : des exercices quotidiens d’une demi-heure vaudraient mieux que trois ou quatre séances d’une heure par semaine.

En Suède, une séance d’exercices par jour, d’après la méthode Ling, est obligatoire (i).

(i) Dans beaucoup d’établissements suédois, un médecin surveille les résultats des séances de gymnastique; il prend les mesures des enfants au commencement et à la fin de chaque trimestre; il recherche si quelques-uns d’entre eux n’auraient pas un commencement de déviation nécessitant l’emploi de la gymnastique médicale et orthopédique. En pareil cas, mieux vaut s’y prendre dès le début pour le traitement.

Divers mouvements, les uns cvcc l’aide des espaliers, d’autres avec l'aide de la bomme, etc.

Qualités requises chez les professeurs

Quelques remarques maintenant sur diverses qualités nécessaires chez le professeur pour que la leçon de gymnastique produise tous ses effets.

Il ne suffit pas que le professeur connaisse parfaitement ce qu’il a à enseigner (i), il faut qu’il mette tout son zèle à la leçon ; qu’il ait un entrain se communiquant à ses élèves, et qu’il leur inspire de la sympathie tout en dirigeant la séance avec fermeté.

Les commandements doivent être nets, énergiques.

Le professeur doit s’assurer que tous les élèves prennent bien la position de départ avant toute chose et ne commencent pas trop vite les mouvements.

Il doit surveiller avec soin la bonne exécution des mouvements, rectifier ceux qui sont faits d’une façon défectueuse, mais sans que cela puisse retenir trop longtemps dans une position fatigante les élèves qui ont bien fait le mouvement.

Il ne doit pas faire faire aux enfants trop de mouvements de suite.

Des repos fréquents, mais pas trop longs, sont nécessaires.

Le professeur doit les commander bien à propos, après avoir examiné quelques secondes s’il avait ses élèves bien en main.

Si par hasard il se trompe, il doit éviter de le laisser voir.

(i) Sans avoir besoin de consulter un livre ou des notes pendant les repos, sauf exception.

L’exécution faite par le maître lui-même de chaque mouvement ou d’un certain nombre de mouvements contribue naturellement à entraîner les élèves .

Les moniteurs doivent veiller à ce que les appareils soient vivement occupés et quittés par les enfants, et, bien entendu, à ce qu’il n’arrive aucun accident.

Les allées et venues rapides aux appareils et aux différents emplacements du gymnase donnent de l’animation, de l’entrain à la séance.

Voici maintenant quelques fautes fréquentes que le maître a particulièrement l’occasion de rectifier.

L’enfant prend souvent une mauvaise position de la tête, soit qu’il la laisse tomber en avant, soit qu’il la porte en arrière. Il doit, dans la position réglementaire, avoir le menton rentré. Or, si on lui dit, par exemple : « levez la tête », il est souvent tenté, au moins au début, de la rejeter plus ou moins en arrière.

Autres observations :

Lorsque l’on commande : «les pieds joints », il faut que les pieds soient presque en équerre.

Lorsque l’on commande : « les mains anx hanches », il arrive que l’enfant ne met pas les mains à la place voulue. Il faut qu’elles ne soient ni trop en avant, ni trop en arrière, les coudes légèrement en arrière, les épaules bien retirées.

Quand on commande : « les mains sur la nuque», il faut s’assurer que les enfants placent bien les coudes en arrière, en tenant la tête bien levée, en tenant le menton rentré, et d’autre part, qu’ils ne ploient pas le poignet et ne croisentpas les doigts.

Dans tous les mouvements, il faut éviter que l’or).

déplace inutilement telle ou telle partie du corps lorsqu’une autre seulement doit être mise en jeu.

Ajoutons à ce propos que les différentes « positions de départ » sont destinées à fixer une partie dli corps pour mieux en faire travailler une autre.

Par exemple, lorsque l’on commande : « les pieds écartés, les mains aux hanches, flexion du corps en arrière », il arrive très souvent que les enfants ploient les genoux, faute à signaler.

Lorsque Ton commande, dans la même position, une rotation du corps, il est très fréquent que les enfants déplacent les pieds : autre faute à signaler.

Dans une extension des bras, soit verticalement, soit de côté, il arrive trop souvent que le mouvement n’est pas exécuté jusqu’au bout, que les bras ne sont pas assez portés en arrière.

Les professeurs ne doivent pas négliger de surveiller ces diverses fautes.

D’autre part, ils ne doivent pas oublier qu’une flexion du corps en arrière, telle que celle faite au moyen d’une extension du dos à l’espalier, doit être suivie d’une flexion du corps en avant : l’un de ces mouvements contre-balance pour ainsi dire l’autre.

Divisions des principaux mouvements enseignés dans la gymnastique pédagogique

On peut diviser ces mouvements en trois parties :

1° Exercices d'ordre et marches ;

2° Mouvements de gymnastique proprement dits ;

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EXERCICES d’ordre ET MARCHES

Les exercices d’ordre ne sont pas, à proprement parler, de la gymnastique; leur but est surtout de réveiller l’attention, d’apprendre à écouter, à observer la discipline voulue, et de préparer à l’exécution des mouvements de gymnastique.

Il est important d’observer une bonne discipline et d’avoir une grande attention, surtout lorsqu’on travaille en groupes nombreux.

Pour les jeunes gens, c’est d’autant plus utile que cela les entraîne à la discipline des exercices militaires.

On fait souvent prendre la position réglementaire, soit pour réveiller l’attention, soit pour exercer les nombreux muscles qui travaillent dans cette position.

Les exercices d’ordre comprennent ceux qui sont faits pour apprendre à des jeunes gens travaillant en groupe à s’aligner, à se numéroter, à ouvrir les rangs, à faire demi -tour, par le flanc droit, par le flanc gauche, à doubler les files, à les dédoubler, etc.

Nous laissons aux professeurs le soin d’expli-

querces mouvements, en se conformant aux usages reçus en France.

Même observation pour les marches.

Par la marche on vise à calmer et à rétablir une mèilleure circulation ainsi qu’à obtenir une bonne démarche, élastique et aisée.

Le pas gymnastique donne lieu à un travail plus violent qui actionne une grande partie des muscles; il agit surtout sur la respiration et le cœur.

Graduellement employé, le pas gymnastique a une grande influence sur la capacité pulmonaire et le travail du cœur.

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