Ibid
4. Maisilétaitadmis queles filles publiques (ai Etaïpar ai ènmocra se fissent avorter (Chairs, 19). D'autre part il faut savoir que pour l2s Anciens (Cf. Aristote, Politique, VID l'avortement n’était criminel que si l'embryon avait déjà reçu « le sentiment et la vie ». Nous lisons dans la Collection (Nat. de l'enf., 13), l'histoire d’une « chanteuse fort estimée, qui avait commerce avec les hommes, et qui ne devait pas devenir grosse, afin de ne pas perdre de son prix » ; croyant être au sixième jour de la conception, elle consulta notre auteur, qui lui conseilla de « sauter, de manière que les talons touchassent les fesses »; au septième saut, quelque chose tomba &« avec bruit», comparé par l’auteur àun «œuf sans coquille », et longuement décrit comme étant le produit de la conception.
Telle est l’histoire qui a fait accuser « Hippocrate » d’avoir « provoqué l'avortement d’une courtisane grecque » (cf. Thibeaud, Gaz. médic. de Paris, 1844, p.553). Mais pourquoi Littré et Ch. Robin (VII, p.463-467) ont-ils voulu voir là une « chute de la muqueuse utérine » (dysménorrhée membraneuse) ?
A propos de la gymnastique prescrite à la chanteuse (qu'il intitule à tort «& baladine »), Littré fait remarquer qu'il s’agit du saut
AS [Rage ut fl
ments sur ces objets. Mais des applications médicamenteuses et des potions abortives (rù :x65à:ov), ou pour empécher la femme de concevoir, sont quelquefois mentionnés, et il est indiqué une fois un procédé mécanique, consistant à frapper (rübu) contre la bouche utérine avec une tige tendre de chou, dont l'extrémité est enduite de nétopon (huile d'amandes amères) (1).
Le procédé le plus fréquemment employé pour l'application locale consiste à faire un gland (Bthavov roiéeuv) : les subtances choisies sont absorbées, épongées, mélangées dans de la laine molle, plus rarement de la charpie, de l’étoupe de lin cru, ou du poil de lièvre « de dessous le venire » : on fait une sorte‘de pâte, qu’on façonne autour d’une plume,en lui donnant la forme d’un gland plus ou moins allongé. Ce gland est enveloppé dans un linge ou un chiffon très fin lié avec un fil, et le tout est introduit dans la cavité vaginale, après avoir été trempé dans de l'huile de roses, de narcisses, de lis, du parfum égyptien ou de la graisse de volaille.
Cette méthode a nécessairement une assez faible action. Quand on veut faire-des applications fortes (isyvpà), on jette les ingrédients dans du miel cuit, et on en fait des glauds analogues à ceux pour le rectum, maïs plus longs et plus minces ; on Les introduit, la femme étant couchée sur le dos, et les pieds de devant du lit surélevés; puis on chauffe la partie sur un vase de nuit (au) ou tout autre récipient, jusqu'à ce que la substance soit fondue (2).Ou bien on faitune pâte consistante (à base de mieltrès cuit ou de résine) qu'on modèle en forme de gros noyau allongé,ou de gland « pointu
des Lacédémoniennes (&X\eoûar rods ruynv), dans lequel les talons devaient toucher les fesses.
r. Nat. d. l. fem., 32.