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VII. — Une autre modalité consiste à verser (in fuser) la préparation (éyyéerv ëe td adotov, OÙ és Ts utpas), qui diffère alors nettement par une consistance plus pâteuse (par ex. : miel et résine à parties égales). C’est, à proprement parler, une infusion (£yyvroy). Elle se pratique, la femme ayant les pieds plus élevés que la tête. Elle doit être conservée longtemps (1).
VIII. — Par Jumig'ations (ütofumiao:s, funiaw, ruoin...) on entend l’action, sur le corps en général, et sur la matrice en particulier, de vapeurs ou fumées médicamenteuses. IL en est pratiqué trois variétés : 1° elles imprègnent le corps entier (rvorñsat nv) et sont inhalées par Ja malade, celle-ci étantentièrement recouverte d'étoffes ; 2 la tête est à l’air libre ; 3° les vapeurs ou fumées sont dirigées exclusivement dans les organes génitaux.
Hippocrate, dans les Aphorismes (2), préconise les fumigations aromatiques comme emménagogues, et les recommanderait dans beaucoup d’autres cas, si elles n'occasionnaient pas de la céphalalgie. Mais notre auteur cnidien ne parail guère se soucier de cet inconvénient, car il prescrit dans une foule de circonstances les fumigations les plus variées, et il n'hésite pas à les prolonger maintes fois jusqu’à la défaillance de la patiente.
On calcine ou vaporise les substances Les plus diverses et les plus bizarres; il serait fastidieux de les énumérer ; nous dirons seulement que, à côté de nombreux produits aromatiques, il est fait un large emprunt aux matières excrémentitielles de différents animaux. Les indications sont sensiblement les mêmes que celles que nous avons exposées à propos des applications locales.
1. Jbid., 1, 58, 8 ; LL, 144. — Stéril., 248, 2. Aphor., V,98.
Les procédés sont multiples; nous allons les passer rapidement en revue.
a) Type de fumigation générale, à la vieille urine : la femme est assise sur un siège,et on la recouvre entièrement; on place sous le siège (qui est probablement percé) un « vase à bains de pieds » contenant un conge (3 1. 24) d'urine putréfiée, où l’on jette, trois par trois, jusqu à trente, des fragments de scories de fer chauffées au rouge. Après l'opération, on frictionne la tête de la femme avec le res‘ant de l'urine (1).
b) Fumigation locale, à la vieille urine bouillante: la femme s’assied directement sur le vase, en évitant de se brûler ; pour maintenir la température, on jette de temps à autre dans l'urine des pierres chauffées au rouge ; on continue jusqu’à ce que la femme tombe en faiblesse (2).
D'autres fois, la femme s’assied sur une phiale (coupe évasée) d'argent ou de cuivre, contenant des parfums (3).
c) Autre fumigation, avec le couvercle et letuyau: on prend un vase dont le couvercle, soigneusement luté, présente un pertuis dans lequel est introduit un roseau ; cet appareil, contenant les ingrédients requis, est placé dans un trou creusé dans la terre, et préalablement chauffé par un feu de bois ; la femme s'assied sur un « siège carré, dont le fond est en tresses de jonc », et introduit dans son pudendum l'extrémité du roseau, qui doit traverser le fond de la chaise et le dépasser de deux doigts (4).
d) Les matières sont brûlées sous une chaïise percée sur laquelle la femme est assise : elles sont jetées sur de la bouse de vache incandescente, ou bien on les pétrit avec la bouse, en forme de conque |) destinée à être calcinée (5).
e) Plusieurs fumigations se font à l'aide d’une courge
“Mal=dujem., 1; 15.
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. Ibid., 11, 146
. Ibid., I, 133. — Stéril., 230.
. Mal, d. fem., 1, ‘86; II, 114.