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(stxin) percée, dont la petite extrémité est en forme de gland ; on la place dans un récipient contenant du vin très vieux et très odorant, où l’on jette une pierre noire très chaude ; pour que les vapeurs ne se perdent pas, une autre «courge » (suxvovn) de cuivre blanc est disposée autour de la première, dont le « gland » dépasse de deux doigts. La femme se met sur cet appareil (1).
Dans un autre cas, on place une courge, dont on a coupé la tête et le fond, au-dessus d’un réchaud à charbon où l’on a jeté de la myrrhe sèche pulvérisée ; la femme s’assied sur la courge, qu’elle fait pénétrer le plus avant possible dans les parties génitales (2).
On se sert aussi d’une moitié de coloquinte, vidée et appliquée, en guise de couvercle, sur l’orifice d'un vase où s’échauffe du vin contenant des figues sauvages (3).
f) Plus simplement, la femme s'assied, jambes écartées, sur un {rou creusé dans la terre, ou sur un hémiecte (vase de 4 I. 32) au fond duquel est une assiette contenant les ingrédienis, et qui est entouré de chiffons pour que la patiente soit mollement installée (4).
g) Enfin, si l’on veut administrer une fumigation à une jeune fille, on la fera s'asseoir sur le col d’une amphore (èx” aupooéws avyévr) (5).
IX. — Nous terminons ce chapitre par l'étude des manœuvres mécaniques spéciales qui sont employées, soit pour dilater l'orifice utérin, soit pour le redresser, soit pour remettre en place un utérus prolabé.
1° Dans certains cas de stérilité, la femme ouvrira la bouche de son utérus; elle se servira pour cela de sondes (un) de plomb ou d’étain, de bätonnets de pin
iStériLs 2922:
. Nat. d. l,fem., 61.
. Lieux dans l’hom., 43.
. Mal. d. fem., 11,206. — Stéril., 230.
. Superfét., 34.
Où à © D
(ro Saëtov), plus simplement du doigt (rat T& baxrÿlo HoaÛTws).
Nous verrons plus Join la description des bâtonnets. Les sondes de plomb, ou plombs tout court (rè p0AÏ6810v) sont généralement au nombre de cinq, de grosseur croissante ; elles sont creuses en arrière, et, pour s'en servir, on les emmanche sur des bâtons ; on les trempe avant l'usage dans une préparation émolliente. Chaque jour un plomb plus gros est appliqué; on le maintient en place par un bandage attaché aux lombes. Pendant la nuït, la femme doit rester couchée sur le dos, calée de chaque côté par des couvertures ou des linges souples. Mais aussi la dilatation peut être extemporanée:la femme se servira de la sonde de plomb (+5 molv6dtw yoshuw) avant et après une fumigation spéciale ; puis elle usera aussitôt du coït (1).
> Les manœuvres combinées de redressement et de dilatation de l’orifice sont faites après une fumigation aromatique (destinée à attirer la matrice), La femme écarte avec son doigt l'orifice dévié. et le redresse avec les bâtonnets et le plomb. Cette opération doit être «très
lente. car la déviation ne cède pas à une force qui s'exerce rapidement ».
Voici le procédé usité en pareil cas :
On a 5 ou 6 bâtonnets de pin. bien lisses et bien ronds, lubrifiés avec de l'huile, longs de six doigts (12cm. environ), de forme légèrement conique ; le plus gros est comparé au doigt indicateur, dont il a la formeetla grosseur. On enfonce d’abord le plus petit, avec précaution, en tournant ; la femme, restant immobile, doit prendre garde de ne pas le laisser ressortir avant qu’il ne soit enfoncé de quatre doigts à l'intérieur de l'utérus. Puis le bâtonnet est retiré, immédiatement remplacé par le suivant, et ainsi de suite. Finalement on met une tige de plomb (6 sors 6 o]AY6Divoc) sem-
1. Mal, d. fem. I, 11, 13 ; II, 158.— Stéril., 217, 227. ne Superfét., 29. — Nat. d. L. fem., 37, 39.