‹ La Gynécologie Dans les Écrits HippocratiquesChapitre 44 sur 71 · DOTE · texte numérisé non relu

DOTE

4° Au dernier degré, l'organe est complètement sorti hors des parties génitales,et pend comme le scrotum. Cela survient quand, aussitôt après l’accouchement, la femme se Le à un travail pénible, ou a des rapports avec son mari pendant la purgation lochiale. La réduction, faêile au début, devient impossible. avec le temps (r). À

VI. — La matrice pent devenir squirrheuse (oxp5w— béwaw); l’orifice est dur comme une pierre, raboteux, dépoli, à plusieurs racines (rok5bétov), toujours végétant ; le doigt ne peut y pénétrer (non plus que la semence). Les règles sont retenues, et parfois se corrompent : si elles coulent, elles sont « comme du sable raboteux » (2).

VII — D'autres fo's elle est simplement durcie (sxAneuvdéwatv); l’orifice est dur, sec, fermé, n’admettant pas le doigt, ni le sperme, qui ressort sur place quand la femme remue les jambes : il est dit « résistant comme une figue sauvage ». Le vagin peut être en même temps déformé (èv cyquart £réow) et durci. Les menstrues sont cachées, et risquent de se corrompre. Cette affection est douloureuse (3).

VIII. — Le cancer est mentionné: « Si la matrice devient dure et fait saillie dans les parties génitales, que

1. lbid., I], 144. — Stéril., 248. — Nat. d. l. fem., 5. — Excis= 5 Tous ces déplacements, chutes et déviations, sont une cause importante de stérilité, car ils constituent un obstacle à la pénétration du sperme. Aristote avait la même opinion, qu'il avait sans doute empruntée à nos auteurs (Hist. d. Anim., 10, 2).

2. Mal. d. fem., \, 155, 156. — Nat. d. l.fem., 36, 37. — A ce dernier endroit, il est dit que cette affection peut se produire lorsque le fœtus se corrompt, ou après un accouchement, ou pour d’autres causes.

3. Mal. d. fem., IL, 157, 158, 160-163. — Nat. d. L. fem., 39. — Stéril., 230.

Eu cite

les aines,se durcissent et qu'il y ait de la chaleur (xadua) aux parties, le cancer commence à se former » (xx vodoar Xoyerar (1).

IX. — La matrice et son orifice sont béants contre nature. Les règles sont plus abondantes, visqueuses, prolongées. Il y a fièvre lente, douleurs, adynamie. Cela survient à la suite d'un écoulement sanguin, ou de l'irruption subite des règles suspendues, ou lorsque quelque chose se détruit et se corrompt à l'intérieur de la matrice, ou bien à la suite d’un accouchement, ou pour d’autres causes (2).

X. — Les ulcérations de la matrice et de son orifice | (£kxea (OU Eixwuax) yiverat Év rot wirenst) sont une affection fréquemment décrite.

Elles sont consécutives à la rétention purulente des menstrues, aux écoulements bilieux et pituiteux (elles sont moins mauvaises dans ce dernier cas), à un accouchement ou un avortement, à un abcès, parfois à un écoulement blanc. Mais aussi la matrice peut s’ulcérer spontanément.

Dans certains cas (métrite post abortive: il sort du sang, du pus, de l’ichor, avec une odeur forte ; il y a des douleurs

aiguës, mordicantes, aux parties, au bas-ventre, aux lombes, montant parfois jusqu'aux clavicules ; il y a fièvre, céphalée, délire, grincements de dents. Le bas-ventre est tuméfié, aminci et douloureux à la palpation comme une plaie. Avec le temps la femme perd ses forces, enfle, et les médecins croient traiter une hydropisie.

Il importe de savoir distinguer, pour le traitement, les ulcérations provenant de cause locale, caractérisées par un

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