Superfét
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quand iln'y a pas de visions, elles aiment à souhaiter la mort qui leur semble bonne. »
En revenant à la raison elles offrent à Artémis (1} beaucoup d'objets, et leurs plus magnifiquès vêtements, trompées (£farurswuevu) par les devins ” qui le leur ordonnent (2). Mais en réalité ces symptômes disparaissent aussitôt que rien ne s'oppose plus à l'éruptiom du sang. Il est recommandé à ces jeunes filles, pour éviter les récidives, de se marier (£uvoxïoat avèsdow) le plus Lôt possible, car la grossesse amène la guérison définitive.
III. Aménorrhée (3250:1). — Les femmes qui ont eu des enfants y sont moins sujettes, car « la purgation menstruelle s'opère moins péniblement chez celle qui a l'expérience des lochies ». D'autre part, entre les feinmes sans enfants, ce sont les célibataires (avavôcotaiv) qui sont le plus exposées, pour cette raison que « le coït, échauffant le sang et l'humectant, permet aux menstrues. de cheminer plus facilement ; or, si les meustrues ne cheminent pas, les femmes deviennent maladives (3). »
1. Aoteu.c : divinité lunaire, fille de Zeus et de Lèlô, sœur d’Apollon. Elle symbolisait la chasteté. On l’honorait aussi comme natÎote6poc et favorisant les accouchements (oyootoxocs). Plus tard d’autres cultes se confondirent avec le sien. Elle est plus. connue sous le nom de Diane que lui donnèrent les Romains.
2. Il s'agit sans doute des Asclépiades, qui existaient encore à cette époque. On voit par là que la médecine, tant hippocratique que cnidienne, n'a aucun caractère théurgique (voy. aussi : Mal. sacr.,1). Toutefois le médecin n’en estimait pas moins que l’assistance de la divinité lui était nécessaire (Songes, 93). En toute modestie, le médecin doit soumettre son pouvoir à ja puissance divine : « Devant les Dieux, les médecins s’inclinent ». Mais, comme la Philosophie, la Médecine doit être « affranchie de la superstition » (Bienséance, 6. — Nat. d. L. fem., 1).