‹ La Gynécologie Dans les Écrits HippocratiquesChapitre 59 sur 71 · Mal. d. fem., 1, 1. — Génér · texte numérisé non relu

Mal. d. fem., 1, 1. — Génér

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Pour notre auteur, les causes de l’aménorrhée sont purement locales et mécaniques; le flux menstruel se forme, mais il ne sort pas ; les règles ne sont pas absentes, elles sont cachées (xoôrrerar, Emnavyitovrai) (1). C’est le terme de cryptoménorrhée qui conviendrait ici.

De graves désordres en sont la conséquence : « Quand le sang ne peut être évacué, la matrice s’échauffe par son séjour ; il en résulte une série de troubles; au bout de cinq ou six mois le sang se corromptet devient du pus qui sort, tantôt à l'aine, tantôt par les parties » (2). Au début, la malade éprouve des symplômes avantcoureurs variables : douleur subite à la hanche, mutité, suffocation, frissons et fièvre, tension de l'hypocondre, « épilepsie », douleurs à la tête et au cou, vomissements acides qui soulagent, diarrhées, hémorroïdes ; des épistaxis peuvent se produire et ont une influence favorable (3).

Les accidents sont décrits différemment chez les nullipares (äroxo.) et chez les femmes qui ont eu des enfants. Nous passerons en revue tous ces Cas, en y ajoutant deux observations intéressantes détachées des livres des Epidémies.

1° Chez la nullipare, les causes de la rétention des menstrues sont : l’éfroitesse de la bouche utérine, entrainant sa fermeture : la chute des parois vaginales (Toy abyévr roiow Toù œisotou xetuevov) (4), amenant la dévia-

tion de l’orificeutérin ; enfin la rétraction, ou contraclion

1. Mal, d. fem., IL, 157, 162-164, 168. — Stéril., 213. 2. Nat. de l’enf., 15.

“8, Mal. d. fem., 1, 794. — Nat.d.l. fem., 18. — Epidém., 1V5225° VIL, 100. — Coaq., 511. — Aphor., V, 35.

4. La traduction de Littré : « le col placé en avant dans les parties génitales » est un contresens.

P. Sarrazin 6)

TS

(Litiré) de quelque partie du pudendum (% évoreupà tt r0ÿ aioto—aut quidem invertalur pars quaedam pudendi (Cordaeus) ().Les symptômes sont longuements décrits, et se groupent en plusieurs types cliniques, où se retrouve le souci de notre auteur d'asservir les faits à ses théories : LE 08

a) Si, au bout de trois mois, l'évacuation du sang accumulé ne s’est pas produite, il survient des suffocations, des fièvres intermittentes, des frissons et des douleurs lombaires. A chaque époque suivante, les troubles s’exaspèrent, pour subir ensuite une rémission ; le ventre se tuméfieet se durcit, les urines deviennent épaisses, la malade perd l'appétit et le sommeil. À la sixième époque, le mal est incurable. Des accidents variés se surajoutent, notamment de la dysurie, car la matrice tombe sur la vessie ; ‘et celle-ci, « attirant la . partie ténue du sang qui est dans l’utérus », émet de l'urine rouge. Le ventre enfle, ainsi que les membres inférieurs, et la mort s'ensuit.

b) Chez quelques femmes, au bout de deux mois, le flux supprimé se transporte au poumon; la malade présente tous les symptômes de la phtisie et succombe.

c) Dans d’autres cas, surtout lorsqu'il y a des phénomènes fébriles,les règles deviennent purulentes au bout de deux ou trois mois ; cette transformation se reconnaît aux douleurs intenses, aux battements de l’hypogastre, à l'impossibilité de supporter le palper. Alors, une double alternative se présente : ou bien le pus, fétide et sanguinolent, finit par s’écouler par les parties génitales, pendant sept à neuf jours, et c'est le mieux qui puisse survenir, bien qu'il subsiste fréquemment des ulcérations entraînant la stérilité par leur étendue ; ou bien le pus s'échappe, après avoir corrodé les tissus, au-dessus de l'aine, dans le flanc, et la malade ne guérit pas.

d) IL peut arriver aussi que, l’orifice utérin étant appliqué

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