Mal. d. fem , I
au flanc, la chair de cette région se gorge de sang :il se forme une tumeur « acéphale » et rouge, qu’il faut bien se garder d’inciser, car elle s’affaise d'elle-même si l’orifice utérin se remet dans la direction des parties génitales ; dans le cas contraire elle suppure, et les suites sont les mêmes que précédemment, e) Enfin, les règles retenues peuvent prendre la voie du vomissement, et partois celle du siège ; cette issue st plus commune chez les jeunes filles (1).
2° Chez les femmes qui ont enfanté, le tableau se présente ainsi:
a)Ïl y a douleur, poids au bas-ventre. La femme croit être enceinte, et présente tous les signes de la grossesse (notamment la sécrétion lactée). Mais au bout de deux ou trois mois, il'se fait souvent une éruption abondante de matières noires, semblables aux caroncules qui suivent un avortement, et les ulcérations consécutives sont fréquentes. Mais aussi les apparences de la grossesse peuvent durer plus longtemps, jusqu'au moment où les menstrues deviennent purulentes, et sont évacuées de la même manière que chez la nullipare, la guérison étant toutefois la règle si la malade est traitée (2).
b) Il arrive parfois que, l’époque de ae présumé étant passée, le ventre s’affaisse, la matrice se contracte, et son orifice devient introuvable (?). Alors, dans les mamelles, se forment des tumeurs de tailles inégales, de plus en plus dures, qui dégénèrent en cancers cachés (xxpxivot xourroi). À ce moment, la bouche devient amère ; la femme a soif, refuse la nourriture «et fait des choses dégoûtantes » ; l'intelligence se dérange, les yeux sont secs, la vue est émoussée. Des douleurs passent des mamelles aux jugulaires
1. 1bid., 1, 2. (Il est fait à cet endroit une allusion à un chapitre du livre des Maladies des jeunes filles qui ne nous est pas parvenu). — Aphor., V, 32. — Prorrhét., I, 25. — Stéril.,213.