Mal. d. fem., I, 2; II, 145, 160. — Stéril
3. Cf. Fasbender H., Entwickelungslehre, Geburtshülfe und Gynäkologie in den LPOORER ER Schrifien, Stuttgart, 1897, P. 55 sq.
4. Voir dans Vésale (De corporis humani fabrica, 1543, lib. V, cap. XV, p. 381) la représentation de l'utérus, avec une coupe du vagin désigné par uteri cervicis substancia; l’on y voit aussi
en prenant ici l'expression de « col de la matrice » dans le sens que lui donne la terminologie actuelle. IT. — L'utérus, ainsi rétabli dans sa physionomie
primitive, est mis par Hippocrate (Anc. médec., 22) en
parallèle avec la fête et la vessie. Il compare ces trois organes aux pentouses qui, « larges au fond, se rétrécissant vers le goulot, ont été imaginées pour tirer les humeurs hors des chairs ; et, manifestement, ce sont les parties qui aspirent le plus, et elles sont toujours pleines d'un liquide qu'elles ont attiré ». Les menstrues, ou « purgations de la matrice » (7% doteptxA xabdoce), sont placées sur le même rang que les autres évacuations (x).
Il existe des communications, et une sorte d’interdépendance fonctionnelle entre l'utérus et les différents organes ; C'est un corollaire de la loi générale qui veut que « les parties du corps, où que la maladie fasse irruption, se la communiquent aussitôt l’une à l’autre » (2). Nous verrons ainsi que la rate, imbibée d’eau, cède son trop-plein à la matrice, qui devient hydropique ; par contre celle-ci, altérée, se précipite sur le foie pour y pomper du fluide. Contient-elle du sang ou du pus,
Vesicæ cervicis pars, uteri cervici unferta, ac arinam in illam projiciens (= portion du col vésical aboutissant au col de lutérus, et projetant l’urine dans ce dernier).
Lire dans Paul Portal (Pratique des accouchemens, 1655, p.53): « .… le vagin, ou col de la matrice, à l'extrémité duquel on sentira l’orifice interne, nommé la bouche de cette mesme matrice. » — Et dans Mauriccau (Traité des maladies des femmes grosses, 7° édit., 1740, p. 35) : &« Du vagina, ou col de la matrice. »
Enfin, pour illustrer cette courte démonstration, nous conseillons de feuilleter le très bel ouvrage du professeur Felice La Torre : L'utero attraverso i secoli, città di Castello, 1917, ainsi que l’'admirable iconographie de Weindier (op. cit.).