PARTIE CARRÉE
Paul. — Adieu, je voudrais être à demain.
Raymond. — Dis donc? Si elles allaient se plaire et devenir une paire d'amies.
Paul. — Eh bien? où serait le mal? Au revoir.
(Le lendemain matin, chez Clémence Dejoie qui est encore au lit.)
Julie. — Madame, voilà deux lettres.
Clémence, prenant la première. — Ça, c'est Paul. Puis la seconde.) Ça, c'est Raymond. (Elle ouvre la premières) Voyons ce que dit Paul !(Elle lit.)
« Ma chère enfant,
«Je ne sais pas si j'aurai le temps d'aller te voir d'ici demain. Je t'attendrai ce soir à sept heures devant chez Voisin où nous dînerons avec un ami qui ne sera pas seul. Sois gentille ^ouv T autre, n'est-ce pas?
€ «le t'embrasse,
« Paul, »
(Elle ouvre la seconde.) Voyons ce que dit Ray mond ? (Elle ut.)
« Ma chère petite Clémence
« A mon très grand regret, je ne pourrai peut-être pas aller to voir aujourd'hui; j'aurais été si heureux pourtant de passer quelques bons instants près de toi. Peut-être vas-tu me gronder de nous être engagés tous deux pour dîner ce soir chez Voisin. Il s'agit d'un de mes meilleurs amis, dont tu m'as certainement entendu parler , Paul de Coucy. Il a le plus vif désir de te connaître, je crois qu'il sera accompagne, et à ce propos, je te demande en grâce d'être très aimable, mais très, pour Pamie de mon ami ? Je sais que tu goûtes peu ces sortes de parties carrées, et que rien ne t'est si agréable que d'être seule avec moi, je t'en remercie aussi fort que je t'aime, mais Paul est vraiment gentil et je suis sûr que nous ne nous ennuierons pas. Je t'attendrai à sept