‹ La hauteChapitre 4 sur 22 · SCÊNK DE TOUS LES SOIRS · texte numérisé non relu

SCÊNK DE TOUS LES SOIRS

Vouvans. — Des œufs?Toujours le carême, alors ?

D'Argentay. — Vous prendrez de l'oie si ça vous en dit.

Thomson. — Moi je vais me coucher. Je monte aujourd'hui...

Coutras. — Il est une heure. Tu ne peux pas te coucher avec ton dîner sur l'estomac. Détestable.

Vouvans. — Où pourrions-nous bien aller pour gâcher un peu de temps ?

D'Argentay. — ...

Coutras. — ...

Thomson. — ...

Vouvans. — C'est inouï, tout de même, et c'est raide que dans une ville comme Paris, on soit à ne pas savoir que faire pour s'égayer un peu passé minuit !

D*Argentay. — A moins que...

fous. — Ah non ! non ! non ! non !

D'Argentay. — Alors j'en reviens à ma première idée.

Coutras. — Celle des œuls ?

Vouvans. — Soit.

Coutras. — Soit.

Thomson. — Moi je vais me coucher...

Coutras. — ■ Tu montes aujourd'hui; oui, nous le savons.

Thomson. — Tu es vraiment drôle, Coutras, d insister comme ça... J'aurai des jambes en coton.

D'Argentay. — Ta ta ta !

Vouvans. — Enfin, que faisons-nous?

D'Argentay. — Oui,, que faisons-nous?

Coutras. — Nous faisons... nous faisons... la vie.

Vouvans. — Ça dure depuis douze ans.

D'Argentay. — On ne s'en lasse pas Curieux !

Vouvans. — Et le plus fort, c'est de penser que dans vingt ans ça nous amusera autant, peut-être davantage.

D'Argentay. — Bien possible. Je me rappelle une pauvre fille rencontrée une nuit sur

Page 1