‹ La Haute SavoieChapitre 3 sur 150 · IT AU LECTEUR · texte numérisé non relu

IT AU LECTEUR

de certaine dénigrements injustes. Il n*était pas sans utilité de lui marquer son rang dans sa nouvelle patrie, d'y attirer de plus en plus les heureux pèlerins de la belle saison ; de hâter le moment, où nos jardins des Alpes Pennines deviendront le Tibur de ces épicuriens du voyage, qui révent les féeries du sot étranger, sans sortir du domaine natal.

Sous Finspiration de ces pensées, prenant une • initiative hardie, M. Ferrand n'hésita point à instituer, par arrêté, la publication d'un grand ouvrage, et d'un ouvrage illustré. C'était oser beaucoup : car pour certaines gens, de belles estampes, ne sont que des futilités coûteuses*

Dans cet élysée de notre France, on en jugea différemment. Non content d'approuver, le Conseil général s'empressa de concourir à Tœuvre, et d'en faciliter l'exécution, bien que l'auiteur du projet en eût dessaisi les corps officiels, pour le livrer à une libre commission , prise parmi des notabilités appartenant aux opinions les plus diverses. Au nombre des commissaires, vous verriez, outre les mandataires du pays, des gentilshommes et des artistes» des écrivains et des ingénieurs, des ecclésiastiques et des savants : un des guides du Mont-* Blanc y apporte les avis de l'expérience; un membre de VAlpin-cluh y représente les intrépides touristes de l'Angleterre.

Page 1