DE VOTRE MAJESTÉ
« Le très-humble, très-respectueux et teès-obéissant serviteur, « Voltaire. »
Cette édition, qui fut faite par souscription, a servi de prétexte à mille calomnies contre l'auteur. Il a dédaigné d'y répondre; mais il a remis dans la Bibliothèque du roi, c'est-à-dire sous les yeux du public et delà postérité, des preuves authentiques^ de la conduite généreuse qu'il tint dans cette occasion : je n'en parle qu'après les avoir vues.
Il serait long et inutile de compter ici toutes les éditions qui ont précédé celle-ci , dans laquelle on les trouvera réunies par le moyen des variantes.
En 1739, le roi de Prusse, alors prince royal, avait chargé M. Algarotti, qui était à Londres, d'y faire graver ce poëme, avec des vignettes à chaque page. Ce prince, ami des arts, qu'il daigne cultiver, voulant laisser aux siècles à venir un monument de son estime pour les ^ett^es, et particulièrement pour la Hennade, daigna en composer la préface; et, se mettant ainsi au rang des
1. J'ai vainement essayé de me procurera la Bibliothèque royale quelques renseignements sur le dépôt dont il est ici question. Il y a tout lieu de croire qu'il s'agit de reconnaissances de remboursement fait i ar Voltaire des souscriptions à la Henriade a.nt un de ses amis avait reçu et s'était approprié le montant. Peut-être même est-ce la lettre qu'il écrivait au libraire Josse le 6 janvier 1733 et les pièces à l'appui dont parlent les éditeurs de Kehl, qui l'imprimèrent pour la première fois. — R,