Mémoires, Ht. HT, chap. i. -- R
3. François de Vendosme, vidame de Chartres, transféré de ia Basîiiie aux Tournelles, y rcourut le 1^5 décembre 1560, âgé de trente-huit ans. — R.
•i. Le Laboureur {Aoditions aux Mémoires <U ilichel de CastelnaUf
8. Quand elle crut la bataille de Dreux perdue, et les protestants vainqueurs : «Hé bien, dit-elle, nous prierons Dieu en français i. » (1730.)
9. Elle était assez faible pour croire à la magie ; témoin les talismans qu'on trouva après sa mort. (1730.)
40. La bataille de Dreux fut la première bataille rangée qui se donna entre le parti catholique et le parti protestant. Ce fut en 1562. (1730.)
11. Anne de Montmorency, homme opiniâtre et inflexible, le plus malheureux général de son temps, fait prisonnier à Pavie et à Dreux, battu à Saint-Quentin par Philippe II, fut enfin blessé à mort à la bataille de Saint-Denys, par un Anglais nommé Stuart, le même qui l'avait pris à la bataille de Dreux, (1730.)
12. C'est ce même François de Guise cité ci-dessus, fameux par la défense de Metz contre Charles-Quint. Il assiégeait les protestants dans Orléans, en 1563, lorsque Poltrot de Méré, gentilhomme angoumois, le tua par derrière d'un coup de pistolet chargé de trois balles empoisonnées. Il mourut à l'âge de quarante-quatre ans, comblé de gloire et regretté des catholiques. (1730.)
13. Antoine de Bourbon, roi de Navarre, père du plus intrépide et du plus ferme de tous les hommes, fut le plus faible et le moins décidé : il était huguenot, et sa femme catholique. Ils changèrent tous deux de religion presque en même temps.
Jeanne d'Albret fut depuis huguenote opiniâtre ; mais Antoine chancela toujours dans sa catholicité, jusque-là môme qu'on douta dans quelle religion il mourut. Il porta les armes contre les protestants, quïl aimait, et servit Catherine de Médicis, qu'il détestait, et le parti des Guises, qui l'opprimait.
liv. I) le nomme Troilus du Mesgouëz. La reine, en sa faveur, « fit ériger en marquisat la seigneurie de La Roche Helgomarche. » — R.
1. Voyez Mézerai, Abrégé chromloyigiie ; Paris, 1668, in-4, t. lU, p.l03i. — R.
n songea à la régence après la mort de François II. La reinemère l'envoya chercher : « Je sais, lui dit-elle, que vous prétendez au gouvernement, je veux que vous me le cédiez tout à l'heure par un écrit de votre main, et que vous vous engagiez à me remettre la régence, si les états vous la défèrent. » Antoine de Bourbon donna l'écrit que la reine lui demandait, et signa ainsi son déshonneur. C'est à cette occasion que l'on fit ces vers, que j'ai lus dans les manuscrits de M. le premier présii dent de Mesmes :
1 Marc-Antoine, qui pouroit être
Le plus grand seigneur et le maître De son pays, s'oublia tant.
Qu'il se contenta d'être Antoine, Servant lâchement une roine».
Le Navarrois en fait autant.
Après la fameuse conjuration d'Amboise, un nombre infini de gentilshommes vinrent offrir leurs services et leurs vies à Antoine de Navarre ; il se mit à leur tête; mais il les congédia bientôt, en leur promettant de demander grâce pour eux. « Songez seulement à l'obtenir pour vous, lui répondit un vieux capitaine; la nôtre est au bout de nos épées. »
Il mourut à quarante-quatre ans, au même âge que le duc de Guise, d'un coup d'arquebuse reçu dans l'épaule gauche au siège de Rouen, où il commandait. Sa mort arriva le 17 novembre 1562, le trente-cinquième jour de sa blessure. L'incertitude qu'il avait eue pendant sa vie le troubla dans ses derniers moments; et, quoiqu'il eût reçu les sacrements selon l'usage de l'Église romaine, on douta s'il ne mourut point protestant. Il avait reçu le coup mortel dans la tranchée, dans le temps qu'il pissait ; aussi lui fit-on cette épitaphe :
Ami François, le prince ici gisant Vécut sans gloire, et mourut en pissant.
Il y en a une dans M. Le Laboureur * qui ressemble à celle-là