ANATOMIE PATHOLOGIQUE
L’anatomie pathologique ést le point le plus obscur de l’histoire du pneumocèle. Nous ne connaissons qu’une autopsie de sujet atteint de hernie secondaire. C’est celle de ‘ruveilhier sur le malade de Leroux, mort du choléra en 1851, que nous avons déjà signalée.
Grèce. — Le siège le plus fréquent de la hernie secondaire est la région antéro-latérale du thorax, principalement au niveau du cinquième espace intecrostal.
En arrière, en effet, les espaces intercostaux sont plus étroits et protégés par une épaisse masse musculaire. Il est évident d’autre part que les traumatismes du thorax sont plus fréquents en avant et sur les côtés qu’en arrière.
Ortr1cE. — Les dimensions de l’orifice varient natureliement suivant la nature du traumatisme. Il est généralenent petit dans les plaies par arme blanche, plus grand dans les fractures de côtes. Chez le malade de Leroux, auiopsié par Cruveilhier, l’ouverture avait ( quatre pouces dans son diamètre horizontal et deux pouces et demi dans sa plus grande hauteur ». Dans notre observation première, il était petit et de forme ovalaire. Dans notre observation I}, il laissait passer trois doigts horizontalement et deux
doigts vérticalement.
Les bords de l’orifice sont tantôt fibreux, tantôt fibro-
osseux.
ExvecorPes. — Les enveloppes de la hernie ee être la peau, le tissu cellulaire sous-cutané, les muscles extrinsèques de la cage thoracique, les muscles intercostaux et les côtes. Ces diverses couches peuvent avoir subi des lésions plus ou moins graves suivant le traumatime primitif. La peau peut être saine ou présenter une simple cicatrice linéaire, comme dans notre observation; dans d’autres cas, elle est amincie, rougeâtre. Chez le malade de Sahli (hernie consécutive à l’opération d’Estlander), elle manquait totalement. 3
Les muscles sont ou simplement déchirés, ou absents au niveau de la tumeur. Souvent ils sont atteints d’atrophie secondaire au traumatisme comme dans le cas que rapporte Ludloff. Lorsque la hernie est consécutive à une fracture de côtes, celles-ci peuvent être absentes au niveau de la tumeur, ou bien un ou plusieurs fragments ne se sont pas soudés et peuvent faire partie des enveloppes.
SAC HERNIAIRE. — Ÿ a-t-il un sac herniaire? Au premier abord, par analogie avec les hernies de l’intestin, on pourrait penser que la plèvre pariétale forme un sac au poumon, Rien n’est moins certain, La plèvre est peu extensible et, d’autre part, nous croyons qu’elle doit être elle-même souvent lésée par le traumatisme et par conséquent présenter une brèche à travers laquelle passe le poumon.
Le seul document anatomo-pathologique sur la question est l’autopsie de Cruveilhier. Dans ce cas, le sac herniaire existait très nettement. «Sous la peau, on trouvait une couche de tissu adipeux et sous cette couche une membrane
séreuse parfaitement transparente et lisse à la surface, un 2u