‹ La Hernie Traumatique Secondaire Du PoumonChapitre 7 sur 13 · NP: PR · texte numérisé non relu

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mon avait peu de tendance à se rétracter vers le hile et faisait issue au contraire à chaque expiration forte. Ce fait ne : peut s’expliquer que par la présence d’adhérences pleurales maintenant le poumon au contact de la brèche.

SYMPTOMATOLOGIE

PÉRIoD£ DE pÉguT. — La hernie secondaire du poumon débute généralement d’une facon lente, insidieuse, sans phénomènes douloureux. Rarement, elle se produit peu de jours après le traumatisme. Dans notre observation, le malade s’aperçut, treize mois après sa blessure, qu’une tu- Ineur se formait au niveau de sa cicatrice, sous l’influence de la toux et des cris. Dans les observations recueillies par Desfosses, nous voyons que la hernie apparaît six semaies, quelques mois ou même des années après le traumatisme, Uné fois la hernie constituée, comment se présentet-elle à l’examen clinique?

Morel-Lavallée avait distingué trois formes cliniques :

L. Hernie intermittente, qui ne se montre que dans l’expiration forcée ; IT. Hernie continue qui ne s’efface Jamais spontanément ;

IT Hernie à deux temps qui est d’abord intermittente et ensuite-continue.

La hernie secondaire traumatique n’est pas d’emblée continue. Elle le devient par suite de formation d’adhérences et aussi, Croyons-nous, par le développement des lésions de l’emphysème dans la portion herniée.

Nous ne croyons pas qu’il soit nécessaire d'étudier séparément les trois variétés et nous nous bornerons à Signa-

NN — ler au cours de notre description les particularités de la hernie intermittente et de la hernie continue.

À. SIGNES FONOTIONNELS. — [ls sont peu marqués. L'état général reste bon. Les auteurs signalent que la hernie s’accompagne souvent de douleurs plus ou moins vives, allant parfois jusqu’à rendre impossible tout travail. Dans d’autres cas, au contraire, le porteur de pneumocèle peut se livrer, sans gêne, aux besognes les plus pénibles. Notre ma- Jade ne ressentait aucune souffrance.

La toux est un autre symptôme qui accompagne généralement la hernie. Nous avons déjà signalé que c’en était un des facteurs étiologiques importants. Mais, le pneumocèle, à son tour, peut-il provoquer la toux? Desfosses penche pour l’affirmative. Il est certain que hernie et maladies du poumon ne peuvent que se rendre l’une à l’autre de mauvais services.

B. SIGNES PHYSIQUES. — a) Inspection. — A l’examen du thorax, généralement dans la région antéro-latérale, on voit une tumeur de volume et de forme variables. Dans la vayiété intermittente, elle peut rester longtemps sans sortir du thorax et n’apparaître qu’à intervalles éloignés, sous j’influence d’un effort, de la toux, des cris. Dans la variété continue, elle existe à l’état de repos, mais s’accroît par les mêmes causes.

Le volume varie depuis les dimensions d’une noisette jusqu’à la grosseur de deux poings. Dans notre observation il mesure 6 centimètres de longueur et 4 centimètres de hauteur. Le volume est généralement proportionné aux dimensions de l’orifice et s’accroît avec le temps.

Une hernie consécutive à une blessure par arme blanche est plus petite que celle qui survient à la suite d’une fracture de côtes ou d’un gros traumatisme. [1 ÿ a cependant

AC OR des exceptions et on a vu de grosses hernies sortir par: un orifice des dimensions d’un petit pois.

La forme est généralement arrondie, hémisphérique, ou evoide. La peau a presque toujours sa coloration normale ; elle peut parfois être rougeâtre ou porter une cicatrice, comme chez notre malade.

b) Palpation. — La tumeur possède une consistance molle, élastique, donnant l’impression d’une substance Spongieuse qui s’efface sous la pression. Dans certains cas, la main qui palpe perçoit en même temps une crépitation fine. Morel-Lavallée croyait que ce signe n’existait que dans la‘hernie continue. Debienne rapporte une observation de hernie intermittente dans laquelle la crépitation existait. Symptôme inconstant, il est pathognomonique lorsqu'on le trouve, Si on commande au malade de tousser, on perçoit, avec la main, une expansion et un soulèvement très nets de la tumeur.

En pressant la hernie avec le doigt, on peut la faire renrer complètement dans le thorax ou simplement l’affaisser, si elle est partiellement irréductible. Cette réduction S’accompagne exceptionnellement d’étouffement.

Le doigt, suivant la tumeur, peut s’engager dans l’oriice et en délimiter les bords. |

c) Percussion. — La percussion ne donne pas beaucoup de renseignements. La sonorité se confond avec celle des parties voisines ou bien elle est plus élevée; mais elle peut se modifier suivant les lésions de la partie herniée.

d) Auscultation. — Dans la respiration calme, on peut entendre le murmure vésiculaire normal. Le plus souvent, on trouve les signes de l’emphysème: murmure vésiculaire doux, inspiration humée, expiration prolongée, parfois des

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