VA (À
LR LA
“râles de bronchite. Dans la toux, on peut entendre la crépi-
‘ation due au déplissement des alvéoles insuffisamment remplies d’air. Ce signe manque le plus souvent, à cause de la fréquence de l’emphysème.
Bruits perçus à distance. — A propos de l’auséultation, notons un signe rare: des bruits perçus à distance. Félix Plater en parle dans son observation de hernie et les compare au bruit de « vessie sèche ». Mercier les dit & pareils au bruit du contact d’un corps jeté à plat sur la surface le l’eau ». Ce signe peut se produire dans «l’expiration brusque, l’effort ou la toux, lorsque la hernie, par une large ouverture, ressort ou se remplit vivement d’air suivant qu’elle était réduite ou simplement vidée » (Morel-Lavallée). Re
ap DIAGNOSTIC
Tunieur augmentant pendant l’expiration, la toux, les cris, l'effort, donnant au palper une sensation spéciale de mollesse et d’élasticité, parfois de la crépitation, plus ou moins réductible, laissant entendre à l’auscultation le murmure vésiculaire, voilà comment se présente en clinique le pneumocêle.
Ces caractères le distinguent nettement de toutes les tuméfactions qui peuvent siéger sur les parois du thorax.
Nous n’avons qu’à les énumérer pour montrer qu’elles seront facilement éliminées.
1° Les hernies abdominales intercostales. — Elles sont extrêmement rares; Cloquet en cite un cas. On a pu en observer au Cours de la dernière guerre.
Le malade de Lefort (obs. IT) avait une hernie du poumon et de l’épiploon. Les signes Stéthoscopiques font défaut. a
2° Les abcès chauds, les tumeurs du sein, des côtes, les lipomes, les gommes, les kystes de la paroi ne peuvent pas présenter de difficultés à un examen quelque peu attentif. L’emphysème sous-cutané circonscrit non plus, malgré la crépitation.
3° Les anévrysmes des gros vaisseaux sont, comme le pneumocèle, plus ou moins réductibles et animés de mou-
vements d’expansion. Mais ces mouvements sont en rapport avec la révolution cardiaque et non pas avec la respiration. Ce sont en outre des tumeurs mates et les signes stéthoscopiques ont des caractères tout à fait particuliers.
4 Les abcès froids, l’empyème peuvent être réductibles et influencés par les mouvements de la respiration comme le pneumocèle. Mais, au palper, on trouvera de l’empâtement et non la sensation d'’élasticité particulière à la hernie. Ce sont des tumeurs mates, fluctuantes. Le murmure vésiculaire est absent. |
5° Certaines tumeurs contenant à la fois des liquides et äes gaz, comme la vomique et l’hydropneumothorax, lorsqu’elles viennent s’ouvrir sous:la peau, peuvent par certains caractères communs donner lieu à confusion avec le pneumocèle: réductibilité et mouvements d’expansion. Mais on trouvera de la sonorité à la partie supérieure de la tumeur, de la matité à la base, matité qui se déplacera suivant la position du malade. Il existe en outre de la fluctuation et certains signes particuliers: gros râles humides, gargouillements dans la vomique, bruit d’airain et tintement métallique dans l’hydropneumothorax.