Ü. — OEUFS ; LEURS FORMES, PROPORTIONS, COULEURS
S’il est important de savoir quel contingent nouveau la héronnière fournit chaque année, il ne l’est pas moins de connaître la force génératrice de chaque couple d’oiseaux.
Le nombre des pontes, le maximum, le minimum et la moyenne des œufs de chacune d’elles fournissent pour cette étude et pour d’autres de précieux renseignements.
Le 1®'' mai 1865, il y avait dans les nids :
Œufs 289 i
Petits 203 )
Selon que l’on voudrait étudier telle ou telle phase de la héronnière, il faudrait tenir compte de ce détail.
11 résulte aussi de cet état qu’au 1®^ avril, jour où ferme, dans la Marne, lâchasse sur l’eau et dans les marais, les pontes du héron sont très-avancées; les prolongations accordées pour la chasse d’eau nuisent donc à la reproduction du héron, et si cet oiseau est, comme nous le pensons, plus utile que
LA IIÉRONNIÈRE d’ÉCUR V-LE-(iHANH
nuisible, elles sont en cela contraires à l’esprit de la loi du 3 mai 1844.
On peut remarquer que les petits commencent à éclore quand les animaux qui leur servent de nourriture, tels que les sauriens, les ophidiens et les batraciens, sortent de terre ou éclosent.
L’année 1868 s’est développée sous les influences de quelques chaudes journées de février. Il y a eu ensuite des alternatives fréquentes de froid vif et de pluie. Cette année-là les pontes de un et de deux œufs ont été plus nombreuses. Au contraire, en 187'2 et surtout en 1875, les mois de Janvier, février et mars nousontdonné une température relativement douce et soutenue, alors il y a eu plus de pontes de trois et quatre œufs, ce qui prouve que la chaleur soutenue et l’abondance de la nourriture favorisent la précocité et l’abondance des pontes.
Des 665 nids visités, contenaient 1 œuf 6
— 1 petit 12
— 2 œufs 22
— 2 petits 75
— 1 œuf et 1 petit — 1
— 3 œufs 123
— 3 petits 219
— 3 œufs et petits. .. . 12
— 4 œufs 42
~ 4 petits 140
4 œufs et petits ... 5
— 5 œufs 6
— 5 petits 1
— 5 œufs et 1 petit. . . 1
18 nids
ET TÆ HÉRON GRIS
Les auteurs ne parlent donc pas exactement de la force génératrice de cet oiseau, quand ils portent la ponte du héron, savoir : Butfon, de 4 à 5 œufs; d’Orbigny, de 3 à 4; Degland, de 3 à 4.
.Fai étudié 20 œufs, tous avaient une coquille très-épaisse d’un poids moyen de 4 gr. 32 cent.
L’œuf non vidé pesant en moyenne 51 gr. 85 cent, contenait, par conséquent, 47 gr. 53 cent, de substance alimentaire, destinée à la nourriture du héronneau pendant toute la période de l’incubation.
.l’ai trouvé à beaucoup d’œufs une teinte extérieure d’un bleu pâle un peu verdâtre. Sur quelques-uns, cette teinte était foncée. Sur d’autres, elle était très-pâle. Sur un petit nombre de coquilles, j’ai remarqué des points blancs et des taches blanchâtres.
Pour la forme et les proportions, les œufs offraient des différences très-sensibles, ainsi que le prouve l’état suivant des coquilles que j’ai étudiées le 28 avril 1864 et le 1®"' mai 1865. Ces différences se remarquent même pour les œufs d’une même ponte. On peut en juger par ceux qui, au tableau, portent les n"®6, 10, 12, 14, 19, et qui viennent du même nid.
La forme ovalo-conique est dominante.
LA HÉRONMÈRE d’ÉGüR Y-LE-GRAND
FOKME.
j GRAND DIAMÈTRE.