‹ La héronnière d'Écury et le héron grisChapitre 22 sur 26 · MOYENNE · texte numérisé non relu

MOYENNE

ovalo-conique. . . .

ovalo-cylindrique .

ovalo-conique. . . .

elliptique

Moyen, du grand

ovalo-conique. . . .

diamètre, 6 cen-

id

timètres;

elliptique

du petit diamètre,

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4 centimètres 2

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millimètres.

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ovalo conique. , . .

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elliptique

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ovnln conique. . . .

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elliptique

Bufîon est donc inexact quand il écrit ce qui suit :

« Ils sont de même grosseur à peu près que ceux de la cigogne, mais un peu plus allongés et presque également pointus par les deux bouts ».

Ils sont, d’après M. d’Orbigny, de forme allongée et pointue presque également aux deux bouts.

M. Degland (Ornithologie européenne) a donné comme moyenne de l’œuf du héron cendré : grand diamètre, 6 cent. 2 millim., et petitdiamètre, 4 cent. 3 millim.

M. Gerbe, qui a refondu cet ouvrage, a agi beaucoup plus sagement en donnant le minimum et le maximum des dimensions. Elles seraient, d’après cet auteur, pour le grand diamètre, de 57 à 61 millimètres, et pour le petit diamètre, de 40 à 42 millimètres.

Ce ne sont pas là les proportions que j’ai trouvées. En les produisant, je n’ai toutefois pas voulu insinuer la moindre critique contre des auteurs que j’estime profondément; j’ai simplement pensé qu’il était bon de recueillir des faits semblables, parce qu’ils pourraient, avec d’autres du même genre, être utiles à l’oologie, et que cette branche de l’ornithologie servant à constater authentiquement les oiseaux qui nichent dans tel ou tel pays, et à résoudre certaines questions d’économie rurale, on ne pouvait lui donner trop d’importance.

A Écury, les œufs ne sont point nécessaires pour déterminer l’espèce de héron dont nous avons parlé. On n’y voit que le héron gris.

Des autres espèces de hérons, quelques-unes ont niché accidentellement dans cette région de la Cham-

LA HÉRONNIÈRE d’ÉCURY- LE -GRAND

pagne ; d’autres y ont été vues et tuées au moment des passages.

On a vu nicher quelques couples du héron pourpré dans la forêt d’Orient (Notice sur les collections du Musée de Troyes, 1864j, et un couple de hérons-butors dans un étang de l’Argonne.

On m’a apporté plusieurs fois des œufs et des petits du héron-blongios provenant de la Saulx et des étangs de Montier-en-Der.

On tue très-rarement dans notre région le héron aigrette et le héron garzette, le héron crabier et le héron hihoreau.

Petits.

Rarement les œufs sont inféconds, mais quelques héronneaux se laissent choir, et quoique dans leur chute ils se raccrochent quelquefois à des branches, ils n’en périssent pas moins, parce que les pères et mères n’ont ni assez de force ni assez de souplesse dans leurs mouvements et surtout dans le vol pour les secourir utilement et les sauver. De plus de violents orages culbutent quelques nids. Entre le nombre des œufs pondus et celui des héronneaux qui gagnent le marais il y a donc toujours une différence plus ou moins grande, par suite le nombre de jeunes, qui d’après mes précédents calculs ont été produits à la héronnière en 1865, 1868, 1872 et 1875, doit être un peu abaissé pour devenir l’expression complète de la vérité.

Depuis le jour de la naissance jusqu’à celui de son envolée, le héron n’a pas assez de force pour se bien tenir et se facilement équilibrer ; alors il est

aussi disgracieux qu’anguleux ; jusqu’au dernier moment il semble à l’état de construction.

A ce sujet, j’ai été témoin d"un fait assez curieux.

Voyant, près de trois petits, un œuf que je supposais infécond, je le pris avec l’intention de le placer dans ma collection ; quelle ne fut pas ma surprise en entendant un bruit sec, et en voyant l’œuf se fendre dans le sens de la largeur et donner passage à un héronneau qui se dressa aussitôt sur ses pieds et quitta ma main pour aller rejoindre ses frères, entrevoyant déjà de quel côté il devait placer ses espérances et ses craintes ; il avait sur la tête, le cou et le dos quelques poils jaunâtres ; son bec était long de 1 centimètre 1/2 et large de 1/2 centimètre.

Cet instinct de la conservation et de défense se manifeste de plusieurs manières. J’ai vu de grands héronneaux qui, à mon approche, quittaient le nid et se rendaient chez des voisins. Ils étaient ainsi obligés de marcher sur les branches ; alors ils agitaient leurs ailes, comme le danseur de cordes agite son balancier, et ce n’était qu’à force de contorsions qu’ils se transportaient ainsi à quelques mètres.

Souvent ils lancent un coup de bec, même trèsadroitement. Quand ils prennent des airs inoffensifs en tournant le côté de la queue, il ne faut pas non plus être sans défiance, car souvent il en part dans la direction du visiteur comme une fusée blanche très-liquide, qui est dangereuse pour les yeux et toujours fort désagréable pour la figure.

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