‹ La héronnière d'Écury et le héron grisChapitre 7 sur 26 · OISEAUX · texte numérisé non relu

OISEAUX

Corbeau corneille

HeTon gris

Héron blongios

Barge à queue noire...

CEdicnème criard

Oie beriiache nounelte.

Petite sarcelle

Grand ramier

Perdrix grise

Hibou brachyote

Buse vulgaire

LA HÉKOi\iNIÈRE d’ÉLURY- LE-GRAM»

Les chiffres de ce tableau constatant le poids et quelquefois les proportions des appareils éliminateurs et transformateurs du héron, établissent d’une manière précise sa spécialité et sa puissance, parce qu’ils aident à le distinguer des autres animaux qui, sous les noms d’insectes, de poissons, de mammifères et d’oiseaux, exerçent parfois le même traxail.

L’absorption qu’il fait de végétaux, et surtout d’anirnaux, est très-variable et presque indéterminable ; mais, sans apporter de nouveaux éléments de précision, elle confirme cette dernière appréciation.

Charpente osseuse.

Les appareils dont nous avons parle n’eussent donc pas été suffisamment encaissés s’ils n’avaient eu que l’enveloppe membraneuse delà. limace, calcaire de l’escargot ou cornée du coléoptère. Il leur fallait une charpente aussi ferme que souple, pour fournir des points d’appui aux organes mous ; il fallait un squelette articulé comme on en trouvechez tous les mammifères, mais approprié aux circonstances particulières de la vie du héron.

Une faible partie de ce système osseux forme une boîte bien fermée, c’est celle qui entoure le cerveau et qui sert à l’implantation du bec ; le reste est à claire-voie et n’entoure même que les parties essentielles de l’organisme, mais il est si ingénieusement réparti à la surface du corps qu’il sert k tout consolider ; c’est ce que nous allons voir.

De même que les pierres angulaires d’une fondation sont des points d’appui nécessaires pour élever une maison, de même quand on veut suspendre un

KT LE HÉRON GRIS

corps solide à la façon d’iin bénitier ou d’un hamac, il faut avant tout un solide point d’attache, aussi la charpente osseuse de l’oiseau devant être droite ou inclinée a été attachée à une espèce de poteau qui, selon les désirs de l’animal, se dresse ou s’incline, et que l’on nomme colonne vertébrale. Elle se compose de deux parties parfaitement rivées l’une à l’autre par des charnières de la plus grande force et appelées, la supérieure, vertèbres dorsales, et l’inférieure, sacrum. xVu sommet de la colonne vertébrale et faisant corps avec elle se dressent les vertèbres cervicales qui renferment le commencement de la moelle épinière, la mettent en rapport avec la cervelle et soutiennent la tête. Ces vertèbres dorsales et cervicales au nombre de vingt-deux sont courtes et épaisses près du cæcum et deviennent de plus en plus longues et étroites au fur et à mesure qu’elles se rapprochent de la tête ; la première a en longueur 0“12, en épaisseur 0“02, tandis queladixneuvième a comme équivalents 0°'03 sur 0“008, lien résulte pour le bas de la colonne plus de force et pour le sommet plus de légèreté et une grande flexibilité.

Six espèces de cercles (les côtes), sont attachés aux vertèbres dorsales de manière à leur être presque perpendiculaires et à se trouver à peu près également espacés et parallèles. Ces cercles sont également reliés entre eux, en face et en dessous des vertèbres dorsales par une autre poutrelle nommée sternum, et de chaque côté par de petites ramifications osseuses. Cette partie de la charpente ressemble un peu à la cage d’une moitié de tonneau. L’orifice supérieur ramené à une forme ovalaire est

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