ORIGINES CHRÉTIENNES DE LA FRISE
Traosvolal HINC> victor miles, ad prcmia cœli, Ultima cespitibuê ISTIS Yestigia linqaens (!]..•
> Terre pourtant malheureuse : Calvin règne ici plus sûrement qae nulle part, et depuis trois cents ans ce ciel est d'airain, cette terre de fer. Cette libre et noble Frise , la voilà donc vrie Frizf Elle , le rendez-vons de tant d*apôtres , le berceau des saints, le champ des martyrs ; Tasile qui protégeait les vieux évêques d*Utrecht des hommes du Nord et des empereurs de la Germanie ; le bastion de la chrétienté contre les Danois et les Saxons, la digue de r Europe contre l'Océan , Tavantgarde des Croisés ; cette Frise chevaleresque ^t pontificale qui reçut son épée, ses franchises et sa noblesse de
(1) Ici, Boniface, rilluslre père, fécond en mérites, Avec ses frères, a répandu un Ilot de sang.
Recueillant les glorieux insignes du saint martyre, terre trop fortunée , enrichie du sang des saints ! Ici donc s'élance aux couronnes des cieux le
[guerrier vainqueur!
D'ici, sur ces gazons , demeure Tempreinte de ses
[ derniers vestiges.
Nous avons suivi un texte corrigé sur plusieurs manuscrits et publié par M. Haan de Hetema , en son édition deYorper.
02 BIBLIOTHIâQUE NOUVELLE,
Cbarlcinagiie et de sainl Pierre ! A Weslscappellc , à quelques pas devant moi , reste encore le lieu que rOcéan n'a osé dévorer, où saint Wilfrid, portant l'Évangile, fut jeté par la tempête? Voici Franecker, la patrie de saint Frédéric; puis Tanlique Slavorcn , la |)aroisse de saint Odulfe qui y remplaça les rois frisons. Lti , saint AVigbert et saint Ludger tirèrent de Tabîme le Fostland, et y plantèrent la croix ombragée des palmes de leur martyre. Oldenzaal eut pour fondateur sainl Pjechclme, et le bienheureux Baldéric pour restaurateur. Saint Marcellin évangéiisa les Tubantes, et saint Boniface est mort Ih! Tant de bénédictions seraient-elles perdues , Dieu u*écoulera-t-il pas toutes ca voix gui crient sous i* autel ^ sous les ruines, le long de ces sentiers désolés : Quare non défendis san- (juinem nostrum? Dieu veuille ne plus attendre qu'un moment , et compléter le nombre des frères de ces martyrs. Suslinete , modicum tcwpuSy donec impleaturnumcrus fratrum vestroram,
» Je ne puis vous dire, mon très révérend Père, . toutes les pensées qui me venaient dans la solitude de cette Église , en présence de cette vénérable châsse, humble fenestrage , appliqué à la paroi d'un mur, couvrant un petit caveau , étroit et dernier asile du chet couronné de saint Boniface.
M Je faillis ne paj remarquer une iascriptioii qUl
ORIGINES CanËTIENNES DB LA FRISE. «S
a pourtant son pieux intérêt , je dirai presque son éloquence (1) :
PRO RELÏQUÎIS SANCTI BONIFAC SOCIETATI JESU NOBILITAS FRISIACA PERPETUO D. D.